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RDC/ POLITIQUE : Pour une paix durable, s’attaquer aux causes profondes du conflit alerte Beltrand Bisimwa

Alors que les regards se tournent vers Doha, où se tiennent d’importantes discussions sur l’avenir de la paix en République Démocratique du Congo (RDC), la voix de Beltrand Bisimwa, figure de la société civile et acteur clé du processus de paix, résonne comme un appel à la lucidité et au courage politique.

Dans une déclaration percutante, Bisimwa affirme :

« Le non règlement de causes profondes du conflit par le passé est à l’origine de guerres répétitives. La cause majeure reste la faillite de l’État, la mauvaise gouvernance, la prédation de richesses du pays… C’est cela qui doit faire l’objet des discussions à Doha. »

Une mise en garde contre les solutions superficielles

Depuis plus de deux décennies, l’Est de la RDC est le théâtre de conflits récurrents, alimentés par une gouvernance fragile, des groupes armés proliférants, et une exploitation anarchique des ressources naturelles. Pour Bisimwa, les accords de paix passés ont souvent échoué car ils n’ont traité que les symptômes du conflit, sans jamais s’attaquer à ses racines profondes.

Faillite de l’État et gouvernance en cause

L’un des points centraux de son diagnostic est la faillite de l’État congolais : incapacité à garantir la sécurité, l’absence d’un système judiciaire crédible, l’impunité, et une gouvernance marquée par la corruption et le clientélisme. Ces défaillances offrent un terreau fertile à la violence et à l’instabilité.

La prédation des ressources : un conflit économique déguisé

Dans un pays immensément riche en minerais, la prédation économique, tant par des acteurs locaux qu’étrangers, alimente la guerre. Bisimwa souligne qu’aucune paix ne sera possible tant que le pillage organisé continuera d’être toléré ou ignoré.

Un message fort à Doha

Par cette déclaration, Bisimwa interpelle les participants aux pourparlers de Doha – États, institutions internationales, diplomates – pour qu’ils dépassent les solutions temporaires et abordent enfin les causes structurelles du conflit :

  • Réformes profondes de l’État
  • Justice et redevabilité
  • Transparence dans la gestion des ressources
  • Inclusion des communautés locales dans les décisions de paix

Conclusion

À Doha, il ne s’agit pas seulement de signer un énième accord. Il s’agit de poser les bases d’une paix véritable, qui ne passera que par une transformation en profondeur de l’État congolais et une rupture avec les logiques de prédation. Beltrand Bisimwa, par sa parole claire et exigeante, rappelle que la paix ne se décrète pas : elle se construit sur la justice, la vérité et la réforme.

La rédaction

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