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RDC / POLITIQUE : Me Idesbabald BYABUZE Katabaruka appelle à l’apaisement dans la classe politique autour de Modeste Bahati

La scène politique congolaise connaît, depuis le début du mois de mars 2026, une agitation particulière autour de la sortie médiatique du Deuxième Vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo.

Une conférence de presse, tenue le 4 mars, initialement perçue comme un simple fait politique, s’est rapidement transformée en un véritable sujet national, suscitant réactions, polémiques et tensions au sein de la classe politique.

Une polémique aux multiples interprétations

Selon Me Idesbald BYABUZE Katabaruka, avocat au Barreau du Sud-Kivu et cadre de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), les réactions qui ont suivi cette intervention relèvent davantage d’un enchevêtrement d’incompréhensions, d’interprétations excessives et de rivalités politiques.

Il estime que, même en admettant d’éventuelles maladresses dans les propos du sénateur, la virulence des attaques dirigées contre lui traduit un climat marqué par l’acharnement, la jalousie et des règlements de comptes politiques. Pour lui, cette situation vise une personnalité qu’il décrit comme un acteur politique majeur, enseignant expérimenté et leader influent au sein de l’AFDC.

Fidélité réaffirmée à Félix Tshisekedi

Malgré la controverse, Modeste BAHATI Lukwebo n’a, à aucun moment, remis en cause sa loyauté envers le Président de la République, Félix TSHISEKEDI, ni envers l’Union Sacrée de la Nation (USN), plateforme politique au pouvoir.

Pour plusieurs observateurs, cette fidélité constante devrait constituer un facteur de stabilité plutôt qu’un motif de division. Certains redoutent d’ailleurs qu’une mise à l’écart de ce poids lourd politique n’entraîne des fissures au sein de la majorité, à un moment où l’unité est jugée essentielle face aux défis sécuritaires que traverse la République démocratique du Congo.

Une crise interne au sein de l’AFDC

La tension s’est accentuée avec l’annonce, le 25 mars 2026, par un groupe se réclamant de fondateurs du parti, de la destitution de Modeste BAHATI Lukwebo à la tête de l’AFDC.

Une décision vivement contestée par Me BYABUZE, qui parle d’une initiative illégitime et contraire aux statuts du parti, rappelant que le leader avait été récemment réélu à l’unanimité lors du quatrième congrès ordinaire.

Il qualifie cette démarche de tentative de déstabilisation interne, dénonçant des actes qu’il assimile à de l’indiscipline et à une manœuvre politique sans fondement légal.

Risques pour la cohésion nationale

Au-delà des querelles partisanes, l’acteur politique et avocat chevronné met en garde contre les conséquences d’un climat politique tendu dans un contexte sécuritaire déjà fragile, notamment dans l’Est du pays. Il appelle les acteurs politiques à éviter d’alimenter des divisions susceptibles d’aggraver la situation.

Dans un environnement marqué par les défis sécuritaires et sociaux, toute crise politique interne pourrait, selon lui, fragiliser davantage les institutions et détourner l’attention des priorités nationales.

Un appel à la responsabilité

En conclusion, Me Idesbald BYABUZE Katabaruka lance un appel à la retenue, à la tolérance et à la responsabilité des acteurs politiques congolais. Il invite ses compatriotes à privilégier le dialogue et la cohésion, afin de préserver la stabilité du pays.

Dans un message empreint de patriotisme, il insiste sur la nécessité de dépasser les passions politiques pour œuvrer en faveur de l’intérêt supérieur de la nation.

La rédaction de Mashariki RDC

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