BUKAVU/ SOCIÉTÉ : La COPAES alerte sur une présumée tentative de spoliation de la concession du Village d’Enfants SOS
La Coordination des Parents, Enseignants et Anciens Élèves de SOS (COPAES) tire la sonnette d’alarme sur ce qu’elle qualifie de tentative de spoliation et de morcellement de la concession du Village d’Enfants SOS de Bukavu, située sur la colline de Karhale.
Dans un communiqué de presse publié le 31 août 2026, la COPAES dit avoir appris « avec consternation » l’existence d’un projet qui, selon elle, pourrait conduire à la disparition progressive de ce patrimoine destiné à l’encadrement et à la prise en charge des enfants vulnérables.
L’organisation rappelle que le Village d’Enfants SOS constitue un patrimoine dont elle affirme être bénéficiaire depuis 1989. Elle estime que toute décision relative à la fin du projet à Bukavu devrait respecter les dispositions de la convention conclue entre le gouvernement congolais et SOS, à travers le ministère des Affaires sociales.
Selon la COPAES, en cas de cessation du projet, le patrimoine concerné devrait être restitué à l’État congolais afin d’être réaffecté à une structure poursuivant des missions similaires au profit des enfants vulnérables.
La COPAES affirme également être préoccupée par le processus présumé de morcellement de certains biens appartenant au patrimoine SOS, notamment le Centre de Santé et le Centre de Formation Professionnelle situés dans le quartier Nyakaliba, dans la commune de Kadutu.
L’organisation met par ailleurs en garde contre la circulation de documents qu’elle présente comme de faux communiqués attribués à SOS et demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances entourant ces faits.
Face à cette situation, la COPAES appelle à la mobilisation des anciens élèves de SOS, des enseignants, des parents ainsi que de l’ensemble de la population de Bukavu. Elle annonce notamment la tenue d’une Assemblée générale qui sera accompagnée d’une visite guidée du Village d’Enfants SOS.
La COPAES en appelle également aux autorités provinciales et nationales pour qu’elles procèdent rapidement aux vérifications nécessaires et prennent, le cas échéant, les mesures permettant de préserver ce patrimoine.
Elle insiste notamment sur l’importance des infrastructures sanitaires et du Centre de Formation Professionnelle, dont elle souligne l’utilité pour la communauté de Bukavu.
Enfin, l’organisation demande l’ouverture d’enquêtes afin d’établir les faits, d’identifier les éventuelles responsabilités et de faire toute la lumière sur cette affaire.
Pour la COPAES, il s’agit désormais de préserver un patrimoine qu’elle considère comme essentiel à la protection et à l’avenir des enfants vulnérables.
Rédaction : Mashariki RDC


