UVIRA/ INFRASTRUCTURES: RN5 : EIS-EKA lève les équivoques sur le tracé et la largeur de la route
Les interrogations suscitées par la configuration de certains tronçons de la Route nationale numéro 5 (RN5) ont trouvé des éléments de réponse auprès de l’entreprise EIS-EKA. Le constructeur burundais assure que les caractéristiques de la route en cours d’aménagement correspondent aux dispositions prévues dans le contrat.
Les précisions ont été apportées jeudi 10 septembre par Elysée Nduwamahoro, ingénieur et chef de projet chez EIS-EKA, au cours d’une rencontre avec la presse, des représentants de la société civile et des mouvements citoyens. L’initiative de cette séance revient au député national Claude Misare.
Au centre des échanges : la largeur de la chaussée, l’aménagement des espaces réservés aux piétons et surtout les changements de direction visibles à certains endroits du chantier.
D’après Elysée Nduwamahoro, la RN5 est aménagée selon un modèle comprenant deux chaussées de sept mètres chacune, séparées par un espace central d’un mètre. Des bandes de 1,5 mètre sont également prévues de chaque côté pour les piétons.
Le responsable d’EIS-EKA précise que ces espaces ne seront pas réalisés en pavés, mais en goudron. La configuration finale de la route devrait être davantage perceptible après l’application de la deuxième couche de revêtement et la mise en place du marquage au sol.
Au total, l’emprise de la route devrait atteindre 18 mètres de largeur, sans compter les caniveaux.
Concernant les portions de route et certains caniveaux présentant un tracé sinueux, l’entreprise donne une explication essentiellement technique. EIS-EKA affirme avoir dû contourner certaines conduites d’eau appartenant à la REGIDESO et situées dans l’emprise du projet.
« On n’a pas zigzagué la route. On a épargné les tuyaux », a expliqué Elysée Nduwamahoro, estimant que le maintien de ces infrastructures existantes a nécessité des adaptations ponctuelles du tracé.
Selon ses explications, le déplacement de ces conduites n’était pas immédiatement envisageable, notamment en raison de l’absence de moyens nécessaires du côté de la REGIDESO. L’entreprise aurait ainsi privilégié une modification locale de l’implantation afin de préserver les installations.
Pour EIS-EKA, les irrégularités visibles sur certains segments ne traduisent donc pas une absence de planification, mais résultent de contraintes rencontrées sur le terrain.
La rencontre a permis à l’entreprise de présenter ses explications techniques et de répondre directement aux préoccupations exprimées autour du chantier. Ellej s’inscrit dans un contexte où l’évolution des travaux de la RN5 fait l’objet d’une attention particulière de la part des usagers, de la société civile et des médias.
La Rédaction


