RDC-RWANDA/ POLITIQUE : Les discussions de Genève à l’épreuve de la mise en œuvre des accords de Washington
Les représentants de la République démocratique du Congo et du Rwanda se retrouvent à Genève, les 16 et 17 septembre 2026, dans le cadre de la septième réunion du Joint Security Coordination Mechanism (JSCM), consacrée au suivi de la mise en œuvre des accords de paix de Washington. Les États-Unis, aux côtés du Qatar, du Togo et de la Commission de l’Union africaine, participent à l’accompagnement de ce processus.
Cette rencontre intervient alors que les combats se poursuivent dans l’est de la RDC et que plusieurs engagements sécuritaires restent au cœur des divergences entre Kinshasa et Kigali.
Parmi les principaux points de discussion figure la question de la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), engagement pris par la RDC dans le cadre de l’accord. Kinshasa affirme avoir engagé un processus de désarmement, démobilisation et réintégration des combattants concernés. Kigali estime toutefois que les mesures prises jusqu’ici ne répondent pas pleinement à ses attentes.
De son côté, le Rwanda est appelé, dans le cadre du même processus, à procéder au désengagement de ses forces et à la levée de ses mesures défensives liées à la menace des groupes armés opérant depuis le territoire congolais. La réalisation de ces engagements reste étroitement liée aux avancées enregistrées sur la question du FDLR.
Lors de la précédente réunion du JSCM, tenue à Genève les 12 et 13 août, Kinshasa et Kigali avaient convenu d’avancer sur deux initiatives destinées à renforcer les mécanismes de suivi et de vérification de l’application des accords sur le terrain. Les deux parties avaient également sollicité l’avis des États-Unis sur ces propositions.
Un autre rendez-vous est déjà prévu en octobre 2026 avec une conférence de planification trilatérale devant aboutir à un ordre opérationnel révisé pour encadrer les efforts de coordination sécuritaire.
Ces discussions de Genève se déroulent parallèlement au processus de Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. Bien que le M23 ne soit pas partie aux accords de Washington, sa présence et son contrôle de plusieurs zones de l’est de la RDC constituent un élément important du contexte sécuritaire dans lequel les engagements entre Kinshasa et Kigali doivent être appliqués.
L’enjeu de la réunion de Genève est donc de transformer les engagements diplomatiques pris à Washington en mesures concrètes et vérifiables sur le terrain, alors que la poursuite des violences dans l’est congolais continue de mettre à l’épreuve le processus de paix.
Rédaction : Mashariki RDC


