LIKASI/ SOCIÉTÉ : La vente publique de l’usine CAM Resources contestée par Congo Global Mining
Une nouvelle procédure de vente publique visant l’usine CAM Resources, située à Likasi, dans la province du Haut-Katanga, fait l’objet d’une contestation de la part de Congo Global Mining. L’avis de vente a été lancé le 18 septembre 2026 par le conservateur des titres immobiliers.
Dans une communication adressée à la presse, Congo Global Mining affirme détenir des droits sur l’usine et la concession concernées et demande aux autorités compétentes, notamment à la justice congolaise, de se pencher sur la régularité de cette nouvelle procédure.
Selon les éléments communiqués par l’entreprise, le dossier remonte à 2012-2013, lorsque la SOFIDE S.A. avait accordé deux prêts d’un montant total d’un million de dollars américains à CAM Resources. Ces financements étaient garantis par une hypothèque portant notamment sur une usine implantée sur un site de cinq hectares à Likasi.
À la suite des impayés, une procédure de vente publique par voie parée avait été organisée le 18 février 2022 afin de permettre le remboursement des créanciers. Global Congo Mining SARLU, représentée par João Ilunga Mukendi Jonathan, aurait alors été déclarée adjudicataire provisoire des installations pour un montant de deux millions de dollars américains, avec un acompte de 600 000 dollars.
Le dossier a connu une nouvelle étape le 30 octobre 2025 avec la signature d’un contrat de cession de créance entre la SOFIDE S.A. et Global Congo Mining SARLU. D’après Congo Global Mining, cette opération portait sur une créance résiduelle évaluée à 1,097 million de dollars américains et lui aurait permis de reprendre les droits et actions liés à cette créance.
La nouvelle vente annoncée en septembre 2026 remet ainsi le dossier CAM Resources au centre de l’attention. Congo Global Mining considère cette démarche comme contraire aux droits qu’elle estime avoir acquis au terme des procédures précédentes.
L’entreprise affirme également que plusieurs initiatives antérieures concernant la vente des installations n’ont pas abouti. Elle appelle par conséquent les autorités compétentes à examiner les différents actes et procédures intervenus dans ce dossier afin de déterminer la situation juridique exacte de l’usine et de la concession.
La régularité de cette nouvelle procédure de vente publique devra désormais être appréciée par les instances habilitées, sur la base des documents et décisions juridiquement opposables aux différentes parties.
La rédaction de Mashariki RDC


