RDC/ POLITIQUE : Marius Mubalama rejette un dialogue national avant la fin de l’occupation et exige l’application de la résolution 2773
Le président national du Mouvement Congo des Valeurs (COVAL), Marius Mubalama, proche du prix Nobel de la paix Docteur Denis Mukwege, estime qu’un dialogue national organisé avant la fin de l’occupation des territoires congolais risquerait de reproduire les erreurs du processus de Sun City. Il plaide pour le retrait des forces rwandaises et du M23, ainsi que pour la tenue d’une conférence internationale sur la paix en RDC.
Marius Mubalama, analyste sociopolitique et se réclamant du courant mukwegiste, s’oppose à la reprise d’un format de dialogue similaire à celui de Sun City, organisé au début des années 2000 en Afrique du Sud. Dans une déclaration politique, il considère que ce processus n’a pas permis de résoudre durablement les conflits en République démocratique du Congo (RDC).
Selon lui, l’intégration d’anciens chefs de guerre dans les institutions de l’État a contribué à perpétuer une gestion politique de la crise sans garantir une paix durable. Il redoute ainsi qu’un nouveau dialogue organisé dans les mêmes conditions favorise, une fois de plus, l’accès de certains acteurs armés aux responsabilités publiques.
Le responsable de COVAL attribue à l’ancien président Joseph Kabila et à ses alliés la volonté de promouvoir un processus comparable à celui de Sun City. Il estime qu’une telle démarche pourrait exposer davantage les institutions nationales à des influences extérieures, au lieu de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité.
Au nom des Mukwegistes, Marius Mubalama affirme rejeter tout dialogue national tant que des territoires congolais restent, selon ses termes, sous occupation rwandaise. Il exige l’application intégrale de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qu’il invoque pour réclamer le retrait des forces de défense rwandaises (RDF) et du M23 du territoire congolais.
Il appelle également à l’organisation d’une conférence internationale pour la paix en RDC. À ses yeux, cette initiative, associée au rétablissement de l’intégrité territoriale et au respect de la souveraineté nationale, devrait constituer un préalable à l’ouverture d’un véritable dialogue national.
Pour Marius Mubalama, une concertation politique crédible doit se dérouler sans influence extérieure et dans des conditions permettant de préserver les intérêts fondamentaux de la République démocratique du Congo.
Cette prise de position s’inscrit dans le débat national sur les conditions, les objectifs et la participation des différentes forces politiques et sociales à un éventuel dialogue destiné à mettre fin à la crise sécuritaire dans l’est du pays.
La rédaction de Mashariki RDC


