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SUD-KIVU/ INFRASTRUCTURES : La société civile alerte sur la dégradation de la chaussée et redoute de nouveaux accidents sur la RN5 dans la plaine de la Ruzizi

Face à la multiplication des nids-de-poule et à la détérioration de la chaussée entre Kamanyola et Kasenga, la société civile appelle les autorités à mobiliser d’urgence les moyens nécessaires pour réhabiliter cet axe routier stratégique.

La société civile tire la sonnette d’alarme sur l’état de dégradation de la Route nationale numéro 5 (RN5), dans la plaine de la Ruzizi, particulièrement sur le tronçon reliant Kamanyola à Kasenga, dans la province du Sud-Kivu.

Selon cette structure citoyenne, plusieurs endroits de cet axe présentent des risques importants pour les usagers. La chaussée est notamment caractérisée par la présence de nombreux nids-de-poule, tandis que, sur d’autres portions, la couche d’enrobé s’est considérablement détériorée, laissant apparaître des déformations qui compromettent la circulation.

Cette situation constitue une menace particulière pour les gros véhicules et les camions poids lourds qui empruntent quotidiennement cette route pour acheminer diverses marchandises vers le port national de Kalundu, à Uvira.

Pour attirer l’attention des autorités sur la gravité de la situation, la société civile rappelle le drame survenu à Sange en 2010, lorsqu’un camion-citerne s’était renversé, provoquant un incendie meurtrier ayant coûté la vie à plusieurs centaines de personnes. Un précédent tragique qui, selon elle, devrait interpeller les responsables sur la nécessité de prévenir les accidents liés à l’état des infrastructures routières.

Face à ces risques, la société civile demande au gouvernement et aux services compétents de prendre des mesures urgentes, notamment en mobilisant des moyens financiers, matériels et techniques suffisants en faveur de l’Office des routes, afin de procéder aux travaux de réparation et de sécurisation de la RN5.

Par ailleurs, elle exprime sa reconnaissance au Chef de l’État, au ministre national des Infrastructures, au directeur général de l’Office des routes, au gouverneur du Sud-Kivu, au directeur provincial du FONER ainsi qu’au directeur provincial intérimaire de l’Office des routes pour les initiatives ayant permis la reprise des travaux de construction des ponts sur différentes rivières traversées par la RN5 dans la plaine de la Ruzizi.

Toutefois, la société civile estime que les efforts engagés pour reconstruire les ouvrages de franchissement devraient également s’accompagner d’interventions sur la chaussée elle-même, afin de préserver durablement cet axe stratégique et de garantir la sécurité des usagers.

Son appel est clair : prévenir plutôt que subir. La réhabilitation de la RN5 ne constitue pas seulement une nécessité économique pour la circulation des personnes et des marchandises, mais également un impératif de sécurité publique pour éviter que la plaine de la Ruzizi ne soit à nouveau endeuillée par un accident évitable.

La rédaction de Mashariki RDC

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