Depuis la publication des décisions disciplinaires de la Confédération Africaine de Football (CAF) à la suite des incidents survenus lors d’une rencontre majeure, de nombreuses interrogations ont émergé autour de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala, dont le nom ne figure dans aucune liste de sanctions.
Face aux réactions des supporters et des observateurs du football africain, il convient de rappeler que les communiqués officiels de la CAF ne font état d’aucune mesure disciplinaire prise contre l’arbitre central. Une situation qui s’explique par plusieurs éléments réglementaires et institutionnels.
Au sein de la CAF, les procédures disciplinaires concernant les arbitres sont distinctes de celles visant les équipes, joueurs, officiels ou fédérations. Les sanctions rendues publiques concernaient essentiellement des manquements liés au comportement, à la discipline ou à l’organisation des matchs, conformément au Code disciplinaire de la CAF.
Les décisions d’arbitrage, même controversées, ne relèvent pas automatiquement du champ disciplinaire public.
Dans les règlements de la CAF comme dans ceux de la FIFA, une erreur d’arbitrage ne constitue pas en soi une faute disciplinaire. Les arbitres sont régulièrement évalués à travers des mécanismes internes : rapports des assesseurs, analyses techniques et notations confidentielles.
Des sanctions ne peuvent être envisagées que dans des cas précis, notamment en présence de violation grave des règles d’éthique, de partialité manifeste ou de faits assimilables à la corruption, ce qui n’a, à ce stade, pas été établi officiellement dans ce dossier.
Le choix de la CAF de maintenir le résultat de la rencontre malgré les protestations constitue un indicateur fort : l’instance continentale n’a pas estimé que l’arbitrage avait atteint un niveau de gravité justifiant une remise en cause du match ou une sanction disciplinaire publique contre l’officiel
En l’absence d’éléments probants démontrant une faute disciplinaire caractérisée, Jean-Jacques Ndala n’a donc fait l’objet d’aucune sanction officielle de la CAF. Toute autre mesure éventuelle relèverait exclusivement des mécanismes internes d’évaluation des arbitres, généralement non rendus publics.
La rédaction de Mashariki RDC
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