Sous la houlette de Son Excellence Monsieur Daniel BUMBA LUBAKI, Gouverneur de la Ville de Kinshasa, le Gouvernement provincial, à travers le Ministre provincial des Finances, Économie et Numérique, Magloire KABEMBA OKANDJA, intensifie la mobilisation des recettes propres en s’appuyant sur la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK), afin de faire du civisme fiscal un levier central du programme KIN EZO BONGA.
Le Gouvernement provincial de la Ville de Kinshasa à travers le Ministre des finances s’appuyant sur la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK) sous la conduite du Chargé de Missions, Monsieur Gérard KAJA KAMBOWA a procédé au lancement officiel de l’échéance fiscale majeure de l’Impôt Foncier (IF) et de l’Impôt sur les Revenus Locatifs (IRL), lors d’un point de presse tenu le mardi 27 janvier 2026 par le Ministère provincial des Finances, Économie et Numérique, en collaboration avec la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK).
Cette initiative s’inscrit dans la vision réformatrice portée par Son Excellence Monsieur Daniel BUMBA LUBAKI, Gouverneur de la Ville de Kinshasa, qui fait de la mobilisation optimale des ressources propres un pilier essentiel de la transformation de la capitale congolaise à travers le programme KIN EZO BONGA.
S’exprimant devant les fins limiers de la presse kinoise, le Ministre provincial des Finances, Économie et Numérique, Magloire KABEMBA OKANDJA, le dynamique argentier du Gouvernement provincial, a rendu grâce à Dieu pour la vie et la force accordées, avant de saluer le leadership et la détermination du Gouverneur de la Ville. Il a souligné que l’atteinte des objectifs assignés à la Ville passe inévitablement par un civisme fiscal accru de la part des Kinoises et des Kinois.
Un objectif clair : maximiser les recettes urbaines
Le point de presse avait pour objectif d’informer, d’expliquer et de mobiliser les contribuables, en toute transparence, sur les dispositions légales et administratives encadrant cette échéance fiscale. Le Ministre a insisté sur le rôle stratégique de la DGRK, bras technique du Gouvernement provincial, dans la collecte efficace des recettes issues de l’impôt foncier et de l’impôt sur les revenus locatifs.
Les statistiques présentées révèlent que, malgré un boom immobilier généralisé dans les 24 communes de Kinshasa, le potentiel fiscal de la Ville demeure largement sous-exploité, les recettes stagnantes ne reflétant pas la dynamique réelle du secteur immobilier.
L’impôt foncier : qui paie et à quel taux ?
L’impôt foncier est un impôt réel établi sur la propriété foncière et immobilière. Il est dû par toute personne physique ou morale titulaire d’un droit de propriété, de possession ou d’occupation d’un bien immobilier, bâti ou non.
Personnes physiques : impôt forfaitaire variant entre 10 et 450 USD, selon la localité (de Kimbanseke à la Gombe).
Personnes morales : imposition basée sur la superficie bâtie, avec des taux de 1,8 à 3,5 USD/m² pour les sociétés ordinaires et de 3 à 8 USD/m² pour les sociétés immobilières.
Chaque contribuable est tenu de souscrire une déclaration annuelle au plus tard le 1er février, auprès de la DGRK ou via ses plateformes numériques.
L’impôt sur les revenus locatifs : une responsabilité partagée
L’IRL est assis sur les revenus issus de la location des immeubles et terrains situés à Kinshasa, quel que soit le lieu de résidence du bailleur.
22 % pour les localités de 1er rang, avec une retenue à la source de 20 % ;
17 % pour les localités de 2e, 3e et 4e rang, avec une retenue de 15 %.
La loi désigne le locataire comme redevable légal de la retenue à la source, laquelle doit être reversée au compte de la Ville au plus tard le 10e jour du mois suivant.
Des mécanismes de paiement modernisés
Pour faciliter le paiement, la Ville de Kinshasa a déployé des mécanismes sécurisés intégrant les banques commerciales, les agents bancaires, les solutions électroniques et le mobile money. Les contribuables peuvent s’acquitter de leurs obligations dans tous les centres communaux de la DGRK.
Quitus Fiscal Urbain et mesures coercitives
À partir de 2026, le Quitus Fiscal Urbain devient obligatoire pour accéder à plusieurs services urbains, notamment les marchés publics, certains actes notariés, fonciers et d’état civil.
Les autorités ont averti qu’après l’échéance du 1er février 2026, des mesures de recouvrement forcé seront appliquées aux contrevenants, notamment le scellage temporaire des établissements et les saisies prévues par la loi.
Un appel au civisme fiscal
En conclusion, le Ministre Magloire Kabemba Okandja a rappelé que le paiement des impôts constitue un acte de citoyenneté indispensable au financement de la voirie, de l’assainissement, de l’éclairage public, de la sécurité et des services sociaux de base. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement provincial à gérer les ressources collectées avec rigueur, transparence et redevabilité.
Le point de presse s’est achevé par une séance de questions-réponses avec les professionnels des médias.
La rédaction
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