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KINSHASA/ POLITIQUE : Quatorze députés interpellés puis libérés après une nuit mouvementée

Quatorze députés nationaux, dont trois femmes, ont été interpellés vendredi soir à l’hôtel Rotana, à Kinshasa, alors qu’ils recueillaient des signatures pour une motion de soutien au bureau de l’Assemblée nationale et aux institutions. Ils n’ont été relâchés que samedi, vers 3 heures du matin.

Un élu, ayant requis l’anonymat, a livré un témoignage troublant :

« Nous étions quatorze, dont trois femmes, réunis dans la chambre 1002 pour finaliser une motion de soutien. C’est à ce moment que des agents nous ont notifié notre arrestation, sans fournir d’explication. »

Selon lui, les parlementaires ont subi des fouilles corporelles intrusives, leurs téléphones, de l’argent et divers effets personnels ont été saisis. Conduits dans un bus militaire, les députés ont été contraints de couvrir leurs visages afin de ne pas reconnaître leur destination.

Ils auraient ensuite été emmenés devant l’immeuble ONATRA, dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense, où leurs identités ont été filmées avant d’être retenus plusieurs heures dans une salle de réunion. « Aucun de nous n’a été auditionné. Nos téléphones nous ont été rendus, mais l’argent, les sacs et la motion ont été confisqués », a affirmé le député.

Face à cet incident, la LGD (Leadership et Gouvernance pour le Développement) et ses alliés ont publié un communiqué appelant à l’apaisement :

« Nous invitons le Président de la République, garant de la nation et de l’unité nationale, à encourager l’esprit du dialogue, de tolérance et d’ouverture prôné par le Président de l’Assemblée nationale. Dans une période critique de notre histoire, notre peuple n’a pas besoin de divisions artificielles, mais de solutions concrètes pour la paix, la sécurité et la reconstruction nationale. »

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite sur les raisons de cette interpellation. Mais l’affaire suscite déjà de vives interrogations sur le respect des droits des élus et les méthodes employées par les services concernés, dans un climat politique particulièrement tendu.

La rédaction

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