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MONDE/ POLITIQUE: Alliés de Moscou en difficulté : entre chutes de régimes, exils et limites de la puissance russe

La mort de Mouammar Kadhafi après la chute de son régime en 2011, le départ en exil de Bachar al-Assad après des années de guerre en Syrie, les difficultés politiques et économiques persistantes de Nicolás Maduro au Venezuela, et la disparition récente de Ali Khamenei lors de frappes d’une ampleur exceptionnelle relancent le débat sur la portée réelle des alliances avec Moscou.

Pour de nombreux observateurs, ces trajectoires nourrissent l’idée que la Russie, malgré son statut de grande puissance, ne parvient pas toujours à empêcher la chute ou l’affaiblissement de ses partenaires lorsque ceux-ci sont confrontés à des crises majeures.

Ces situations restent toutefois différentes les unes des autres. En Libye, la chute du régime de Kadhafi est intervenue dans un contexte de soulèvement interne soutenu par une intervention militaire occidentale, à une période où la Russie n’avait pas encore retrouvé son influence actuelle sur la scène internationale.

En Syrie, l’appui militaire russe a permis à Bachar al-Assad de se maintenir longtemps au pouvoir alors que son régime était menacé d’effondrement, preuve que le soutien de Moscou peut peser de manière décisive dans certains conflits.

Au Venezuela, la crise qui fragilise Nicolás Maduro trouve d’abord ses racines dans des difficultés internes profondes, aggravées par les sanctions, tandis que l’Iran a été frappé par une attaque directe impliquant des puissances militaires majeures, un scénario qui rend toute intervention extérieure extrêmement risquée.

Au-delà des perceptions, ces événements rappellent une réalité constante des relations internationales : aucune alliance ne garantit la survie d’un régime. Les grandes puissances agissent en fonction de leurs intérêts, de leurs priorités et du coût d’une éventuelle intervention.

Dans un contexte où la Russie est déjà fortement engagée sur d’autres fronts stratégiques, notamment en Europe de l’Est, sa marge de manœuvre pour défendre ses partenaires reste limitée.

Plus qu’une preuve d’abandon, ces évolutions illustrent les limites naturelles des alliances dans un monde marqué par des rapports de force complexes.

Pour les États qui cherchent des appuis extérieurs, la véritable protection ne repose pas uniquement sur le soutien d’une puissance étrangère, mais aussi sur la solidité interne de leurs institutions et sur leur capacité à gérer leurs propres crises.

La rédaction de Mashariki RDC

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