Chargement en cours

A LA UNE

NORD-KIVU/ SÉCURITÉ : Plus de 200 morts dans un nouvel éboulement à la mine de Rubaya

Un nouvel éboulement de terre a frappé ce mardi 3 mars 2026 le site minier de Kasasa, dans le carré de Rubaya, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu.

Selon des sources locales concordantes, le bilan provisoire dépasse les 200 morts. Les victimes seraient en majorité des creuseurs artisanaux, mais aussi des civils installés aux abords du site pour des activités de petit commerce. Les équipes de secours, composées essentiellement d’habitants et de volontaires, poursuivent les opérations de fouille à la recherche d’éventuels survivants et pour dégager les corps ensevelis sous des tonnes de terre.

Ce drame survient à peine un mois après une catastrophe similaire survenue le 28 janvier 2026 au même endroit. À l’époque, un éboulement avait causé la mort de plus de 400 personnes, sans compter de nombreux disparus, plongeant toute la région dans le deuil.

La mine de Rubaya, aujourd’hui sous le contrôle du Mouvement du 23 mars (M23), est l’un des principaux sites d’exploitation artisanale de minerais stratégiques dans l’est de la République démocratique du Congo. On y extrait notamment du coltan, de la cassitérite, de l’or et de la tourmaline — des ressources au cœur des rivalités économiques et sécuritaires qui alimentent l’instabilité dans la région.

Au-delà du lourd bilan humain, cette nouvelle tragédie met une fois de plus en lumière les conditions précaires d’exploitation artisanale, l’absence d’encadrement technique et les risques permanents auxquels sont exposés des milliers de creuseurs. Dans un contexte déjà marqué par les tensions armées et les déplacements de populations, la répétition de telles catastrophes soulève de vives inquiétudes quant à la sécurité des sites miniers et à la protection des civils.

Les images en provenance de Rubaya sont décrites comme insoutenables par les témoins. La région, encore sous le choc, attend des réponses et des mesures urgentes pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

La rédaction de Mashariki RDC

Partageons sur nos réseaux sociaux

VOUS LES AVEZ PEUT-ÊTRE RATÉS