Chargement en cours

A LA UNE

RDC/ POLITIQUE : Me Idesbald Byabuze relance le débat sur la question du sempiternelle « Homme Congolais » après la sortie médiatique de Modeste Bahati Lukwebo ( TRIBUNE)

Une tribune de Me Idesbald BYABUZEABUZE Katabaruka, avocat au barreau du Sud-kivu et cadre de l’AFDC

La question du changement de mentalité en République démocratique du Congo continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique et intellectuelle.

Dans une tribune publiée à la suite de la conférence de presse du 4 mars 2026 de Modeste Bahati Lukwebo, l’avocat au Barreau du Sud-Kivu et cadre de l’AFDC Me Idesbald Byabuze Katabaruka, estime que le sénateur a eu le mérite de rappeler à la nation l’urgence d’une introspection collective.

Selon l’auteur, l’intervention du professeur Bahati Lukwebo n’a rien de surprenant de la part d’un intellectuel et d’un acteur politique de premier plan. Lors de cette conférence, le sénateur aurait relayé des inquiétudes déjà exprimées par plusieurs chefs d’État qui ont dirigé la République démocratique du Congo.

Me Byabuze rappelle qu’au cours des trente-deux années de pouvoir du maréchal Mobutu Sese Seko, le régime évoquait déjà les « dix fléaux » qui symbolisaient, selon lui, les dérives de la société zaïroise.

Plus tard, le président Laurent-Désiré Kabila, durant ses trois années au pouvoir, dénonçait ce qu’il qualifiait de « conglomérat d’aventuriers » pour décrire certains dirigeants congolais.

À la fin de ses dix-huit ans à la tête du pays, l’ancien président Joseph Kabila avait également reconnu deux échecs majeurs : ne pas avoir trouvé quinze hommes capables de l’accompagner dans la reconstruction de la République et ne pas être parvenu à transformer profondément l’homme congolais.

Pour sa part, l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi, avait déclaré au début de son mandat avoir trouvé un pays « virtuellement mort » depuis longtemps.
Dans ce contexte, Me Idesbald Byabuze Katabaruka considère que le message du sénateur Bahati Lukwebo va au-delà des discours politiques habituels. Selon lui, l’appel à un changement de mentalité constitue une interpellation sérieuse adressée à toute la nation.

L’avocat souligne que la confiance renouvelée exprimée par le sénateur envers le chef de l’État et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pourrait marquer, espère-t-il, le début d’un réveil de la conscience nationale.
Pour l’auteur, sans ce sursaut patriotique et cette conscience nationaliste, le jugement de l’histoire risque d’être sévère pour le peuple congolais.

La rédaction de Mashariki RDC

Partageons sur nos réseaux sociaux

VOUS LES AVEZ PEUT-ÊTRE RATÉS