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SUD-KIVU/ SOCIÉTÉ : Crise humanitaire alarmante : des réfugiés congolais meurent chaque semaine dans les camps au Burundi

La situation des réfugiés congolais installés dans les camps de déplacés au Burundi devient de plus en plus dramatique. Selon des sources de la société civile, plus de sept réfugiés congolais meurent chaque semaine dans ces camps, victimes du manque criant de soins médicaux, d’abris adéquats, d’eau potable et des mauvaises conditions d’hygiène.

Selon Hypocrate MARUME, modérateur du Collectif des organisations de la société civile du Sud-Kivu pour la paix, cette tragédie humanitaire se déroule dans un silence assourdissant des autorités congolaises. Pour de nombreux acteurs sociaux de l’Est de la République démocratique du Congo, ce mutisme équivaut à une faute grave, voire à un crime politique et moral envers des populations déjà meurtries par des décennies d’insécurité.

« Qu’avons-nous fait à ce régime, nous populations de l’Est, pour qu’il nous sacrifie à ce point ? » s’interroge Hypocrate MARUME.
À ce jour, toutes les initiatives et démarches autrefois entreprises pour le retour de la paix à l’Est du pays seraient suspendues par Kinshasa, renforçant davantage le sentiment d’abandon au sein des populations affectées.

Toujours selon Hypocrate MARUME, la communauté internationale, vers laquelle les regards des populations congolaises sont tournés pour le retour de la paix, semble aujourd’hui guidée par d’autres priorités, défendant avant tout ses propres intérêts stratégiques.

Après sept années au pouvoir, l’incapacité du Chef de l’État à assumer pleinement ses responsabilités constitutionnelles — en tant que commandant suprême des forces armées, magistrat suprême et garant du bon fonctionnement des institutions — est vivement dénoncée par les acteurs de la société civile. Pour eux, continuer à faire dépendre la résolution des problèmes congolais de la seule communauté internationale traduit une impuissance politique préoccupante, que le peuple congolais ne peut ignorer.
Face à cette situation critique, un appel solennel est lancé à l’ensemble des forces vives de la nation :
« Nous, acteurs de la société civile congolaise, et particulièrement ceux de l’Est, devons abandonner les penchants partisans, retrousser les manches et exiger le retour de la paix, sous quelque forme que ce soit », martèle Hypocrate MARUME.

Alors que les réfugiés congolais continuent de mourir dans les camps dans une quasi-indifférence, la question de la responsabilité de l’État congolais et de la mobilisation nationale pour la paix reste plus que jamais posée.

La rédaction de Mashariki RDC

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