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RDC–RWANDA/ COOPÉRATION : La paix en suspens: Kinshasa claque la porte de l’accord économique régional

Kinshasa refuse de signer le Cadre d’Intégration Régionale avec Kigali, dénonçant la présence persistante des troupes rwandaises à l’Est.

Alors que les négociations entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda semblaient ouvrir la voie à une nouvelle ère de coopération économique régionale, Kinshasa a finalement décidé de ne pas signer le Cadre régional d’intégration économique (REIF).
Une décision ferme, motivée par la méfiance persistante envers Kigali et le maintien de troupes rwandaises et de leurs supplétifs du M23 sur le territoire congolais.

Selon plusieurs sources diplomatiques proches du dossier, la délégation congolaise a quitté la table des négociations, estimant qu’il serait incohérent de parler d’intégration et de partenariat tant que l’intégrité territoriale de la RDC demeure violée.
Pour Kinshasa, le maintien des troupes rwandaises à l’Est du pays constitue une trahison du processus de paix initié par les médiations régionales et soutenu par l’Union africaine.

« On ne peut pas bâtir une coopération économique durable sur des bases d’occupation militaire et de duplicité politique », confie une source gouvernementale à Kinshasa.

Ce refus de signature représente un revers majeur pour les efforts d’intégration économique dans la région des Grands Lacs, un projet soutenu notamment par des partenaires internationaux soucieux de stabiliser la zone.
Les observateurs craignent désormais une recrudescence des tensions politiques et militaires, au détriment des priorités économiques et sociales.

Des diplomates évoquent déjà une “gelée diplomatique” entre Kinshasa et Kigali, qui pourrait retarder d’autres initiatives régionales, notamment dans les domaines du commerce transfrontalier, des infrastructures et de la sécurité énergétique.

À travers cette décision, la République démocratique du Congo adresse un message clair à son voisin :
aucune coopération ne sera envisageable sans un retrait total et vérifiable des forces rwandaises et du M23 du territoire congolais.

Cette position, largement soutenue par la classe politique et la société civile congolaise, s’inscrit dans la ligne de fermeté adoptée par le président Félix-Antoine Tshisekedi, qui a plusieurs fois déclaré que la paix ne saurait être négociée au détriment de la souveraineté nationale.

Alors que les partenaires régionaux plaident pour la reprise du dialogue, Kinshasa conditionne tout retour à la table des négociations à des actes concrets de désengagement militaire.
De son côté, Kigali n’a pas encore réagi officiellement à cette rupture.

En attendant, la paix reste en suspens, et les espoirs d’une coopération économique entre les deux nations s’éloignent à nouveau, dans un climat de méfiance et de tension croissante.

La rédaction

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