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RDC/ POLITIQUE: Sanctions américaines : voici ce que le Trésor reproche à Joseph Kabila

Le gouvernement des États-Unis, à travers le Département du Trésor et son bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), a annoncé ce jour des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila. Cette décision s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel 13413, tel que modifié par le décret 13671, relatif à la situation en République démocratique du Congo.

Selon le communiqué officiel, ces sanctions font suite à des accusations graves portant sur le rôle présumé de l’ancien chef de l’État dans le soutien aux groupes armés opérant dans l’est du pays, notamment l’AFC et le M23.

Le Trésor américain affirme que, dans un contexte de résurgence de ces mouvements rebelles, Joseph Kabila serait rentré en RDC avec l’intention de déstabiliser les institutions en place, en apportant un appui direct à ces groupes.

Parmi les faits reprochés figurent notamment un soutien financier présumé à l’AFC, dans le but d’influencer la dynamique politique et sécuritaire dans l’est du pays. Le communiqué évoque également des tentatives d’encouragement à la désertion de certains éléments des FARDC, qui auraient été incités à rejoindre les rangs rebelles afin de renforcer leurs capacités.

En outre, les autorités américaines soutiennent que l’ancien président aurait cherché, sans succès, à organiser des attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger.

Sur le plan politique, Joseph Kabila est aussi accusé d’avoir œuvré en faveur de l’émergence d’un candidat opposé au pouvoir en place, dans le but de retrouver une influence sur la gouvernance du pays.

Au regard de ces éléments, l’OFAC justifie sa décision en estimant que l’ancien chef de l’État a « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien financier, matériel ou technologique » aux groupes armés concernés.

Ces sanctions marquent un tournant important dans la perception internationale du rôle présumé de Joseph Kabila dans la crise sécuritaire persistante à l’est de la RDC.

La rédaction de Mashariki RDC

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