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RDC/ POLITIQUE : « Le Rwanda n’est qu’une partie du problème dans la guerre à l’Est. L’autre se joue à Kinshasa », affirme Erik Kennes devant le Parlement belge

Devant la Chambre des représentants de Belgique, l’expert et chercheur Erik Kennes a livré une analyse percutante sur la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo (RDC). Selon lui, le conflit dans l’Est du pays ne saurait être imputé uniquement au Rwanda, car une part importante du problème se trouve au cœur même du pouvoir congolais, à Kinshasa.

« Le Rwanda n’est qu’une partie du problème dans la guerre à l’Est. L’autre se joue à Kinshasa », a déclaré Erik Kennes, évoquant une crise de légitimité politique persistante née du non-respect des résultats électoraux de 2018, puis aggravée par le chaos du scrutin de 2023.

Pour l’expert belge, les tensions internes liées à la gouvernance et au déficit démocratique en RDC ont contribué à fragiliser les institutions, ouvrant la voie à une multiplication des conflits armés dans l’Est.
Cette perte de confiance entre le pouvoir central et une partie de la population alimente, selon lui, une instabilité chronique exploitée par des acteurs internes et externes.

Si le rôle du Rwanda dans le soutien au mouvement rebelle M23 est largement documenté, Erik Kennes souligne que la gestion politique et institutionnelle à Kinshasa joue également un rôle déterminant dans la prolongation de la crise.
Il appelle dès lors la communauté internationale à adopter une lecture plus globale du conflit, qui tienne compte des dynamiques internes congolaises autant que des ingérences régionales.

Ces déclarations interviennent alors que la RDC traverse une période de fortes tensions politiques à la suite du scrutin de 2023, marqué par des contestations multiples et une méfiance croissante envers les institutions électorales.
Elles remettent sur la table la question de la légitimité du pouvoir et de sa capacité à restaurer la confiance nationale tout en menant une guerre difficile à l’Est.

Une prise de position qui relance le débat sur les responsabilités partagées dans la crise congolaise et invite à une réflexion profonde sur les racines politiques du conflit.

La rédaction

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