RDC/ JUSTICE : La justice française ouvre une enquête pour crime de guerre après la mort de l’humanitaire Karine Buisset
La justice française a annoncé, vendredi, l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre après la mort de Karine Buisset, employée de l’UNICEF, tuée lors d’une frappe aérienne dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon le Parquet national antiterroriste, une enquête de flagrance contre X pour « meurtre constitutif de crime de guerre » a été ouverte à la suite du décès de l’humanitaire survenu mercredi. L’attaque a également fait deux autres victimes civiles, alors que les circonstances exactes de la frappe restent encore floues.
Une enquête confiée à une unité spécialisée
Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), une unité spécialisée de la gendarmerie nationale française chargée d’enquêter sur les crimes les plus graves relevant du droit international.
Les enquêteurs auront pour mission de déterminer les circonstances précises de l’attaque, d’identifier les responsables éventuels et d’établir si les règles du droit international humanitaire ont été violées. L’enquête devra également permettre de tenir les proches de la victime informés de l’évolution de la procédure.
Une frappe dont l’origine reste inconnue
Pour l’heure, l’origine de la frappe aérienne n’a pas encore été officiellement établie. La région de l’est de la RDC reste marquée par une forte instabilité sécuritaire, avec la présence de plusieurs groupes armés et des opérations militaires régulières.
Un contexte humanitaire déjà très fragile
La mort de l’humanitaire intervient dans un contexte de crise humanitaire persistante dans l’est de la RDC, où les violences armées ont provoqué le déplacement de millions de civils, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
La disparition de Karine Buisset, engagée dans l’aide aux populations vulnérables, suscite une vive émotion au sein des organisations humanitaires et relance les inquiétudes sur la sécurité des travailleurs humanitaires dans les zones de conflit.
La rédaction de Mashariki RDC


