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SUD-KIVU/ POLITIQUE : Accord Assemblée – Gouvernement Provincial : Didier Okito LUTUNDULA parle d’une démarche qui ne considère pas l’intérêt du peuple

Au lendemain de la signature de l’acte d’engagement entre l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu et le Gouvernement provincial, plusieurs réactions continuent de se faire entendre dans la classe politique. Si certains saluent une initiative visant à restaurer la stabilité institutionnelle, d’autres appellent au respect du rôle de contrôle parlementaire des députés provinciaux, dans un esprit de cohésion sociale et de gouvernance responsable.

Le député honoraire Didier Okito a exprimé ses réserves sur cet accord conclu sous l’égide du gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi. Dans une déclaration rendue publique ce 24 Mai 2026, le président du conseil d’administration de la Fondation Didier Okito estime que certains acteurs politiques auraient influencé les députés provinciaux dans ce processus.

Selon lui, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, et le deuxième vice-président du Sénat, Norbert Basengezi Katintima, auraient conduit les élus provinciaux à signer un accord susceptible, selon ses propos, de limiter leur capacité à exercer pleinement leur mission de contrôle parlementaire.

« Monsieur le journaliste, comment un député provincial peut-il signer un accord de ce type sous l’influence de leaders nationaux alors qu’ils sont tous, à des niveaux différents, des élus du peuple ? Boji et Katintima concluent leurs propres deals pour contrôler la province à travers cet accord, ce qui est inadmissible», s’est interrogé Didier Okito.

L’ancien député national estime toutefois que la stabilité des institutions provinciales demeure essentielle pour permettre au gouvernement provincial de travailler dans l’intérêt de la population. Il regrette le muselment d’un processus démocratique. Pour lui, Purusi, en sa qualité de professeur d’université ne devrait pas avoir peur de se défense devant les élus du peuple.

La signature de cet acte d’engagement intervient après plusieurs semaines de tensions politiques entre l’Assemblée provinciale et l’exécutif provincial autour d’une motion de censure visant le gouverneur du Sud-Kivu.

Didier Okito affirme également ne pas voir, dans cette démarche menée par Aimé Boji et Norbert Basengezi Katintima, la prise en compte des préoccupations de la population du Sud-Kivu. Pour lui, les discussions autour de la gestion politique et institutionnelle de la province devraient avant tout intégrer les attentes et les intérêts du peuple.

La rédaction de Mashariki RDC

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