RDC/ SANTÉ : Ebola, seules 25 structures sur 97 autorisées à intervenir dans la riposte ( Ministre de la Santé)
Le gouvernement congolais durcit les conditions d’intervention des organisations engagées dans la riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola. Sur les 97 structures de mise en œuvre recensées, seules 25 ont répondu à l’appel des autorités et peuvent prétendre à l’accréditation, dans un contexte marqué par des interrogations autour de 700 millions de dollars américains destinés au financement de la riposte.
Les autorités de la République démocratique du Congo renforcent le contrôle des organisations impliquées dans la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola. Désormais, seules les structures disposant d’une accréditation officielle pourront se déployer sur le terrain, a annoncé le ministre de la Santé, Roger Kamba.
« Sur 97 structures de mise en œuvre (de la riposte contre Ebola), 25 ont répondu à l’appel du gouvernement et ont droit à l’accréditation pour travailler sur le terrain », a déclaré le ministre.
Selon Roger Kamba, cette décision fait suite à une instruction de la Première ministre, qui conditionne toute intervention sur le terrain à l’obtention préalable de cette accréditation.
Pour être autorisées à travailler, les organisations concernées doivent notamment justifier l’utilisation des fonds reçus et garantir la traçabilité des ressources mobilisées auprès du gouvernement, a précisé le ministre de la Santé.
De son côté, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a indiqué que les fonds promis ou décaissés par les bailleurs ne sont pas encaissés par le Trésor public congolais. Cette situation soulève des interrogations sur les circuits de financement de la riposte et les mécanismes de contrôle des ressources annoncées.
Mercredi, à Kinshasa, le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le Dr Jean Kaseya, a également abordé cette question devant la presse. Il a estimé que les partenaires de mise en œuvre qui auraient dissimulé les 700 millions de dollars américains ne devraient pas obtenir d’accréditation.
Cette affaire met en évidence les exigences de transparence et de redevabilité dans la gestion des financements destinés à la lutte contre Ebola. Toutefois, les déclarations rapportées ne permettent pas, à elles seules, d’établir le montant effectivement décaissé, les sommes réellement reçues par les différentes structures ni les responsabilités éventuelles dans la gestion de ces fonds.
Pour les autorités congolaises, l’objectif affiché est de s’assurer que les organisations intervenant dans la riposte répondent aux exigences de contrôle et que les ressources mobilisées soient utilisées conformément à leur destination.
Au-delà des questions financières, l’efficacité de cette mesure dépendra également de la capacité des structures accréditées à poursuivre les interventions sanitaires nécessaires pour contenir l’épidémie et protéger les populations concernées.
La rédaction de Mashariki RDC


