RDC/ POLITIQUE : 54 élus démocrates américains demanderaient des changements substantiels de la Constitution
Une nouvelle polémique prend forme autour de l’Accord de partenariat stratégique (SPA) conclu entre les États-Unis et la République démocratique du Congo. Selon une publication attribuée au journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, 54 élus démocrates américains auraient adressé, le 17 août, une lettre dans laquelle ils évoquent des « changements substantiels » de la Constitution congolaise.
D’après le contenu relayé sur les réseaux sociaux, ces parlementaires américains s’inquiéteraient également de certaines dispositions liées au secteur minier. Ils estimeraient notamment que l’accord accorderait aux entreprises américaines un avantage de préemption sur certaines concessions minières congolaises.
Cette question intervient alors que Washington et Kinshasa cherchent à approfondir leur coopération dans le domaine des minerais critiques. Les autorités américaines ont notamment présenté ce partenariat comme un moyen de favoriser les investissements et de renforcer les chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques.
Les 54 élus, selon la publication relayée, considéreraient ces dispositions comme particulièrement préoccupantes dans le contexte du conflit armé qui persiste dans l’Est de la RDC et des accusations récurrentes de violations des droits humains.
Cette prise de position supposée intervient alors que la question de la modification de la Constitution suscite déjà un débat politique intense en RDC. Plusieurs acteurs de la société civile et de l’opposition dénoncent toute initiative susceptible de remettre en cause les équilibres institutionnels, tandis que les autorités congolaises défendent la possibilité d’une évolution du cadre constitutionnel.
La capture d’écran largement relayée sur les réseaux sociaux ne constitue toutefois pas, à elle seule, une preuve suffisante pour confirmer l’existence et le contenu intégral de cette lettre des 54 élus démocrates américains.
À ce stade, la prudence reste donc de mise concernant l’affirmation selon laquelle ces élus auraient directement exigé une modification de la Constitution congolaise. De même, la publication Facebook affirmant que « le changement de la Constitution est imminent » ne permet pas d’établir que cette modification serait effectivement décidée ou engagée à court terme.
Le débat demeure néanmoins sensible, car il se situe à la croisée de trois enjeux majeurs pour la RDC : l’avenir de la Constitution, les intérêts stratégiques liés aux minerais critiques et le partenariat économique avec les États-Unis.
Rédaction : Mashariki RDC


