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RDC/ POLITIQUE : Déo Bizibu appelle à l’unité nationale et au dialogue face à la crise sécuritaire

Le secrétaire général adjoint de l’UDPS/Tshisekedi, Déo Bizibu, a livré jeudi une lecture principalement sécuritaire de la crise que traverse la République démocratique du Congo. Il a appelé les Congolais à l’unité autour du dialogue initié par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, estimant que la défense de l’intégrité territoriale du pays doit constituer une priorité nationale.

Intervenant sur la situation générale du pays, marquée notamment par la persistance de l’insécurité dans l’Est et les tensions politiques, Déo Bizibu a situé les origines de la crise sécuritaire bien avant l’arrivée de l’UDPS au pouvoir.

Selon lui, la RDC fait face à une crise qui dure depuis près de trois décennies et qui a été caractérisée par la succession de différents mouvements armés et par des ingérences extérieures qu’il attribue notamment au Rwanda.

« D’abord l’ennemi dehors »

Pour le secrétaire général adjoint de l’UDPS/Tshisekedi, la priorité doit être donnée à la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

« Il faut d’abord mettre l’ennemi dehors. Toutes les divergences qui existeraient entre nous doivent s’effacer devant la défense de la mère patrie », a-t-il déclaré.

Déo Bizibu appelle ainsi les différentes composantes de la classe politique et de la société congolaise à dépasser leurs divergences afin de faire face à ce qu’il présente comme une agression extérieure.

Il soutient également l’initiative de dialogue portée par le chef de l’État, qu’il considère comme un cadre devant permettre aux Congolais d’échanger sur l’avenir du pays et de rechercher des réponses aux différentes crises qui le secouent.

Le bilan du pouvoir défendu

Face aux critiques portant sur la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, le responsable de l’UDPS a également défendu le bilan du régime en place, tout en reconnaissant l’ampleur des défis auxquels la RDC reste confrontée.

Sur le plan historique, Déo Bizibu a évoqué un bilan humain qu’il estime à environ dix millions de morts liés aux conflits ayant affecté la RDC depuis les années 1990. Ce chiffre, largement repris dans le débat public congolais, fait toutefois l’objet de débats méthodologiques et ne correspond pas nécessairement à un décompte précis des décès directement causés par les combats.

Dans son argumentaire, le secrétaire général adjoint de l’UDPS estime enfin que la cohésion nationale demeure indispensable pour parvenir à une paix durable et permettre au pays de faire face aux défis sécuritaires et politiques auxquels il est confronté.

Rédaction : Mashariki RDC

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