RDC/ SOCIÉTÉ : CDPH à 20 ans : Lusumba Luc parmi les voix qui réclament une influence réelle des jeunes en situation de handicap
Deux semaines après la 19e session de la Conférence des États parties à la Convention relative aux droits des personnes handicapées (COSP19), un message fort continue de résonner : la participation des jeunes en situation de handicap ne peut plus se limiter à une simple présence symbolique dans les espaces de décision.
Réunis au siège de l’UNICEF à New York lors de la rencontre parallèle intitulée « La CDPH a 20 ans : de la représentation des jeunes à une participation significative à la vie politique et publique », de jeunes leaders en situation de handicap, des représentants gouvernementaux, des agences des Nations Unies, des organisations de personnes handicapées ainsi que plusieurs partenaires de la société civile ont dressé le bilan des vingt années de mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) et réfléchi aux perspectives d’avenir.
Parmi les participants figurait également Lusumba Luc, Ambassadeur de l’Inclusion et Ambassadeur Universel de la Paix. Acteur engagé dans la promotion des droits des personnes en situation de handicap, il a pris part aux réflexions portant sur le renforcement de la participation des jeunes dans la vie politique et publique. Sa présence a illustré l’importance de mobiliser des leaders engagés pour faire progresser l’inclusion, l’égalité des chances et la paix au sein des communautés.
Au cœur des discussions, une conviction partagée : avoir une place à la table des discussions ne suffit pas. Les participants ont insisté sur la nécessité de créer les conditions permettant une participation véritablement significative. Cela implique notamment des espaces accessibles, des ressources adéquates, des opportunités de leadership, des aménagements raisonnables, des technologies d’assistance adaptées ainsi qu’un accès effectif aux instances décisionnelles aux niveaux local, national et international.
Les intervenants ont également rappelé que les jeunes en situation de handicap ne doivent pas être considérés comme de simples bénéficiaires de politiques d’inclusion ou comme les leaders de demain. Ils sont déjà aujourd’hui des acteurs du changement, apportant une expertise précieuse fondée sur leur expérience vécue et proposant des solutions innovantes pour construire des sociétés plus justes et plus inclusives.
La question de la diversité au sein du mouvement des personnes handicapées a également occupé une place importante dans les échanges. Les participants ont souligné que les initiatives visant à renforcer la participation doivent tenir compte des réalités variées vécues par les jeunes, notamment en fonction du genre, de la situation géographique, du niveau socio-économique ou encore du type de handicap. Aucun groupe ne doit être laissé en marge de cette dynamique d’inclusion.
Par ailleurs, l’importance d’investir dans les organisations et réseaux dirigés par des jeunes a été largement mise en avant. Ces structures constituent des espaces essentiels de formation, de solidarité et de développement du leadership, tout en favorisant un engagement durable dans la vie publique.
Vingt ans après l’adoption de la CDPH, le défi demeure de transformer les engagements en actions concrètes. Les participants à cette rencontre ont appelé à dépasser la simple consultation pour instaurer un véritable partage du pouvoir, fondé sur la responsabilité, l’inclusion et l’influence réelle des jeunes en situation de handicap dans toutes les sphères de décision.
Plus qu’une revendication, cette exigence apparaît aujourd’hui comme une condition indispensable pour bâtir des sociétés où chacun peut contribuer pleinement aux choix qui façonnent l’avenir.
La rédaction de Mashariki RDC


