RDC/ SOCIÉTÉ : Conférence pour la paix en RDC : acteurs politiques, société civile et communautés réunis à Kinshasa
La République Démocratique du Congo a vibré ce mercredi au rythme d’un rendez-vous crucial pour son avenir. À l’initiative de la DYCOD-RDC, via le Comité de crise pour la paix et la sécurité, une grande conférence a rassemblé à Kinshasa plusieurs figures politiques et sociales pour réfléchir aux voies et moyens de restaurer durablement la paix dans le pays.
Autour de la même table se sont retrouvés des personnalités de sensibilités différentes :
- Martin Fayulu, leader de l’opposition,
- Honorable Willy Mishiki, représentant de l’Union sacrée,
- Me Patient Bashombe, acteur de la société civile,
- Jérôme Paluku, porte-voix des communautés,
- Desy Furaha, militante de la dynamique des femmes.
Cette diversité a donné un caractère inclusif et représentatif aux débats, signe d’une volonté de dépassement des clivages habituels.
Au cours des échanges, plusieurs constats et engagements ont émergé. Martin Fayulu a rappelé que « la paix ne peut pas être négociée au détriment de la justice. Elle doit être construite sur la vérité et le respect des droits du peuple ».
De son côté, l’Honorable Willy Mishiki a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts : « Le pouvoir et l’opposition ne sont pas des adversaires quand il s’agit de défendre la nation. Notre devoir est d’unir nos forces pour la sécurité des Congolais ».
Pour Me Patient Bashombe, la société civile doit jouer un rôle moteur dans le suivi des engagements : « Nos communautés ont payé un lourd tribut aux conflits. Nous devons rester vigilants pour que les promesses se traduisent en actes concrets ».
Quant à Jérôme Paluku, il a plaidé pour une meilleure prise en compte des réalités locales : « La paix ne viendra pas uniquement de Kinshasa. Elle doit aussi se construire dans nos villages, avec nos chefs coutumiers et nos jeunes ».
Enfin, Desy Furaha a mis en lumière l’importance du rôle des femmes : « Sans l’inclusion des femmes dans les négociations, la paix restera fragile. Nous sommes au cœur des familles et des communautés, nous devons être au cœur des solutions ».
À l’issue des discussions, les participants ont convenu de la nécessité de :
- créer un comité de suivi multipartite chargé de veiller à l’application des recommandations,
- organiser des forums décentralisés dans les provinces touchées par les violences,
- renforcer la participation des femmes et des jeunes dans les processus de décision,
- promouvoir la réconciliation communautaire autour de la justice et de la vérité.
Retransmise en direct sur YouTube (voir ic), la conférence a permis au grand public de suivre les débats et d’apprécier la volonté des acteurs congolais de dépasser les querelles politiques pour se concentrer sur l’essentiel : le retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire.
La rédaction


