SUD-KIVU/ SÉCURITÉ : Dénonciation de l’honorable LUTALA MUTIKI Trésor : le VPM de l’Intérieur demande des éclaircissements au gouverneur Jean-Jacques PURUSI sur le dossier SKD
Le dossier de la Société Kivu Développement (SKD) prend une nouvelle dimension. Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango, a saisi le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, à la suite d’une note de dénonciation et d’alerte à la vigilance initiée par le député national Trésor Lutala Mutiki.
Dans une correspondance datée du 17 août 2026, le VPM de l’Intérieur demande au gouverneur du Sud-Kivu de l’édifier sur les éléments contenus dans cette dénonciation et sur les mesures qui pourraient éventuellement être prises.
La correspondance fait état d’allégations selon lesquelles la Société Kivu Développement (SKD) serait en « connivence avec les forces rwandaises » qui occupent une partie du territoire national, notamment dans la province du Sud-Kivu. La société est représentée, selon le document, par Me Wenda Lukangela Asaph.
Au cœur du dossier figure également la poursuite des travaux de réhabilitation et d’asphaltage de certains axes routiers dans le territoire de Mwenga, notamment les tronçons Kalambi-Kitutu et Kitutu-Lugushwa.
La note transmise au gouverneur soutient que la société aurait bénéficié d’un avis favorable pour la poursuite de ces travaux. Le ministère de l’Intérieur souhaite ainsi obtenir des explications sur les circonstances entourant cette décision et sur les différents éléments soulevés par le député Trésor Mutiki.
Dans les réactions qui circulent autour de ce dossier, certains présentent ces accusations comme faisant état de liens présumés entre SKD et le M23.
Toutefois, il convient de distinguer cette présentation des termes exacts de la correspondance ministérielle, qui évoque explicitement une supposée « connivence avec les forces rwandaises ». Ces accusations restent à ce stade des allégations et nécessitent des vérifications et des réponses des parties concernées.
La démarche du VPM de l’Intérieur intervient alors que le Sud-Kivu demeure particulièrement sensible sur les questions liées à l’occupation de certains territoires, aux activités économiques et aux infrastructures dans les zones affectées par le conflit.
Sur le plan politique, cette affaire pourrait alimenter les interrogations sur la gestion du dossier par les autorités provinciales.
Certains observateurs se demandent déjà si les explications attendues du gouverneur Jean-Jacques Purusi pourraient avoir des conséquences politiques sur son action à la tête de la province, voire sur son maintien en fonction.
À ce stade, aucune conclusion ne permet cependant d’affirmer qu’une quelconque mesure politique est envisagée contre le gouverneur. La correspondance du VPM demande avant tout des éclaircissements sur les faits dénoncés.
Les réponses du gouverneur, les éventuelles vérifications administratives ou sécuritaires ainsi que les suites réservées au dossier permettront de déterminer les responsabilités éventuelles.
Pour rappel, la correspondance a été transmise en copie notamment au président de l’Assemblée nationale, aux ministres de la Défense, de la Justice et des Infrastructures, à l’Administrateur général de l’ANR ainsi qu’au président de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu.
Le dossier SKD est donc désormais suivi au niveau national. Les prochaines explications des autorités provinciales et les éventuelles conclusions des services compétents devraient permettre d’en savoir davantage.
Affaire à suivre…
La Rédaction de Mashariki RDC


