RDC/ POLITIQUE : Reconduction du régime des sanctions contre la RDC: Le Gouvernement de la RDC n’est pas concerné ( Ministre Patrick Muyaya)

L’organisation des Nations-Unies a reconduit, ce 1er juillet 2024, le régime de sanctions contre la République démocratique du Congo. Une décision qui a jeté de la confusion dans l’opinion publique nationale. Ainsi, le ministre de la communication et médias, Patrick Muyayaa tenu à clarifier l’opinion publique, en plus de la mise au point qui a été faite par la Mission permanente de la République démocratique du Congo auprès des Nations-Unies.

« Le Gouvernement Congolais n’est pas concerné par la reconduction du régime des sanctions. L’embargo concerne plutôt toutes les personnes et entités non gouvernementales autrement dit les groupes armés alimentés par des réseaux mafieux menant des activités sur le territoire de la RDC », a déclaré le Ministre de la Communication sur son compte X (ex-twitter).

Et de conclure : « pas de place pour la confusion ».
Pour une certaine opinion qui pensait que « le Conseil de sécurité des Nations-unies n’aurait pas dû reconduire son régime de sanctions contre la République démocratique du Congo au motif que l’obligation de notification qui pesait sur la RDC avait été levée en 2022 », la Mission permanente de la République démocratique du Congo auprès des Nations-unies a tenu « à préciser à l’intention de l’opinion tant nationale qu’internationale que pareille interprétation relève d’une confusion qui frise la non- maitrise de la pratique du Conseil de sécurité en la matière, du modus operandi du régime de sanctions du Conseil de sécurité et de l’embargo institué à cet effet », peut-on lire dans la mise au point qu’elle a rendue publique mercredi 3 juillet.

« Il ne pouvait pas en être autrement car, l’exercice relève de la routine à laquelle le Conseil se livre chaque année depuis le 12 mars 2004, date à laquelle ses membres ont adopté la résolution 1533 (2004) par laquelle ils ont réaffirmé leur préoccupation devant la présence de groupes armés et de milices dans l’est de la République Démocratique du Congo, en particulier dans le Nord et le Sud-Kivu et en Ituri, qui perpétuent un climat d’insécurité dans l’ensemble de la région », poursuit-on dans cette mise au point.

Par ailleurs, la Mission permanente de la République démocratique du Congo auprès des Nations-unies a fait savoir que c’est un exercice de routine pour le Conseil de sécurité.
« Le Conseil le fait et le fera toujours pour des raisons évidentes et aussi longtemps que les groupes armés actifs sur le territoire congolais seront illicitement alimentés en armes par des réseaux mafieux. Ne pas le faire aurait été suicidaire pour le pays car, cela priverait au Conseil de sécurité et à la RDC le bénéfice de connaitre les exactions commises à l’Est du pays par les groupes armés et les armées étrangères, de contrôler et de surveiller les flux d’armes au profit des groupes armés et de proposer les sanctions contre les récalcitrants ».

Par politiquerdc.net