SUD-KIVU / SOCIÉTÉ : L’AFC/M23 n’a jamais cautionné la spoliation du bâtiment abritant L’église Néo apostolique (Mise au point)
Lundi 9 juin 2025 aux petites heures du matin, l’Inspecteur Général de l’AFC/M23 Amani Kabasha était en tournée d’itinérance dans la ville de Bukavu. objectif ultime de cette mission: rétablir l’ordre dans la Ville notamment dans le domaine du foncier et stopper les cas de spoliation du patrimoine immobilier aussi bien de l’État congolais que celui des tiers. Ce, en vue de préserver la paix sociale dans le Chef-lieu de la Province du Sud-Kivu.
Si la remise provisoire de certains immeubles a vivement été saluée par la population dans sa quasi majorité, en ce compris le personnel de la division provinciale de l’environnement qui se sont vu rétablir dans leur droit en voyant les locaux être restitués, les bravades superflues pour amuser la galerie de sieur Daniel Kasongo, Pasteur autoproclamé de L’église Néo-apostolique notamment sur les réseaux sociaux n’ont pas manqué de surprendre plus d’un observateur à Bukavu.
Dans une fuite en avant qui frise la témérité, ce pasteur reconverti qui hier ne jurait qu’au nom de Peter Kazadi s’est embarqué dans une démarche désespérée de continuer d’occuper irrégulièrement un bien qui ne lui appartient pas.
Situé sur le boulevard Patrice Emery Lumumba en commune d’Ibanda, ce bien appartient bel et bien à son premier acquéreur qui n’a été nul autre que ANGELOPOULOS NICOS qui par la suite l’a légué par à sa succession dont le dernier acquéreur aura été ANGELOPOULOS Ya Virunga Yann fils D’ANGELOPOULOS ya VIRUNGA Chem Chem André comme en témoignent d’ailleurs les documents cadastraux y relatifs.
L’église Néo apostolique a occupé cet immeuble en tant que locataire et donc ne devrait aucunement en revendiquer la propriété et bien au contraire y cummule même des arriérés de paiement de loyer évalués à 26 ans soit 312 mois des loyers impayés.
À l’issue des confrontations devant la justice à travers des audiences publiques, les deux parties qui se disputent cet endroit avaient par le passé toutes présenté leurs moyens de défense qui ont permis au Tribunal de se faire la lumière sur ce dossier. il y a deux ans, que la succession ANGELOPOULOS a été remis dans ses droits.
Le Tribunal avait ordonné au deuxième assigné le CTI/BUKAVU I l’annulation pure et simple du certificat d’enregistrement Vol. FB 1.229 Folio 180 établi en date 12 Mai 2023 au profit de la première assignée Église Néo Apostolique, en plus de l’annulation de tout acte, contrat ou certificat d’enregistrement fait à l’initiative de la première assignée Eglise Néo-Apostolique aux tiers en violation de la loi car en superposition du titre valablement établi sous Vol F78 Folio 65 au nom du feu YAVIRUNGA CHEM CHEM André dont la succession est représentée par le demandeur ANGELOPOULOS CHEM CHEM Yann , lit-on dans cette décision judiciaire que nous avions consulté et dont ne pouvant prétexter l’ignorance.
La justice avait également ordonné la cessation des troubles de jouissance sur l’immeuble querellé, faute de quoi des amendes correctionnelles pourraient être imposées.
De bonne mémoire, Monsieur Chem Chem avait accordé gracieusement un délai raisonnable pour que l’église Néo apostolique libère d’elle-même l’immeuble mais de mauvaise foi elle s’y est installée et elle s’y installe toujours.
Le Tribunal de grande instance de Bukavu avait par la même occasion déclaré recevable, mais non fondée la demande liée à l’action reconventionnelle introduite par l’Eglise Néo-Apostolique, permettant ainsi au vrai propriétaire Angelopoulus Chem Chem Yann, de jouir pleinement de son bien lui légué par son grand-père ANGELOPOULOS NICOS à travers son fils YAVIRUNGA CHEM CHEM André.
En attendant donc qu’une décision judiciaire très attendue n’intervienne dans les prochains jours, il est prématuré pour L’église Néo-apostolique de commencer à crier à la victoire afin de chercher à influencer la décision judiciaire à intervenir. L’organe de la Loi et l’AFC/M23 n’ayant pas vocation à piétiner les valeurs fondamentales du mouvement notamment celles d’une justice distributive et équitable pour tous les citoyens même aux plus démunis ; nous appelons les autorités compétentes à s’investir rapidement possible dans la manière dont chacune des parties a acquis son bien afin d’en déterminer le véritable propriétaire conformément à la loi. Nous ne sommes plus à l’heure de trafic d’influence par des escrocs.
Le Courrier de Bukavu


