RDC/ SOCIÉTÉ : Me Idesbald Byabuze Katabaruka s’en prend à un « Professeur Erreur » et défend la détermination du pouvoir congolais
Dans une tribune au ton particulièrement critique, Me Idesbald Byabuze Katabaruka, avocat au Barreau du Sud-Kivu et cadre de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), s’en prend vivement à ce qu’il qualifie de « Professeur Erreur », dans le contexte des tensions qui entourent le monde universitaire au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Dans son texte intitulé « Professeur Erreur contre apprenant entreprenant », Me Byabuze dénonce ce qu’il considère comme un renoncement aux principes de mérite, d’effort et de libre pensée dans le milieu académique. Il accuse, sans toutefois citer explicitement son identité dans le texte, ce professeur d’avoir privilégié ses intérêts personnels au détriment de l’idéal universitaire.
L’avocat évoque notamment des pratiques qu’il assimile à la recherche d’« argent et autorité de pacotille », estimant que celles-ci auraient contribué à une dégradation des valeurs académiques. Il lie également cette situation à des nominations et promotions qu’il juge « indues ».
L’étudiant appelé à défendre ses droits
Dans la seconde partie de sa tribune, Me Idesbald Byabuze s’intéresse à la situation des étudiants, qu’il présente comme une génération appelée à faire valoir ses droits avec davantage de détermination.
Il cite notamment le refus de l’arbitraire, la dénonciation des abus, le rejet de l’imposture et de l’intimidation, ainsi que la contestation du paiement de frais qu’il considère comme indus.
Pour l’avocat, cette dynamique pourrait marquer l’année académique 2026-2027, dans un contexte où les questions liées à la continuité de l’enseignement supérieur dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent particulièrement sensibles.
Une lecture politique de la crise universitaire
Me Byabuze inscrit finalement son analyse dans le contexte sécuritaire et politique qui prévaut dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il estime que les événements impliquant des personnes qu’il qualifie d’« affidés de l’AFC-M23 » auraient provoqué un sursaut au sein de l’intelligentsia congolaise.
Selon lui, cette situation contribuerait à renforcer la détermination du pouvoir central et celle des intellectuels qu’il qualifie de « vrais patriotes » à défendre l’intégrité et la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Concluant sur une note résolument patriotique, l’avocat affirme sa conviction que la RDC demeurera « congolaise » et présente l’aventure des « prétendus libérateurs » comme appelée à prendre fin.
Cette prise de position intervient alors que le secteur de l’enseignement supérieur dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu traverse une période de fortes turbulences, sur fond de crise sécuritaire et de profondes divisions autour de la gestion des établissements universitaires.


