RDC/ SOCIÉTÉ : Nord et Sud-Kivu : Luc Lusumba appelle à protéger les civils contre les armes explosives
Les victimes des mines et des restes explosifs de guerre sont souvent confrontées à des conséquences qui dépassent largement les blessures physiques. Dans de nombreux cas, la perte soudaine de mobilité entraîne un bouleversement profond de la vie familiale, professionnelle et sociale, avec des répercussions importantes sur l’autonomie et le bien-être psychologique.
Dans ce contexte, M. Luc Lusumba, ambassadeur pour la paix et l’inclusion, appelle les parties engagées dans les conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo à renforcer la protection des populations civiles.
Il plaide notamment pour la fin de l’utilisation de drones transportant des explosifs dans les zones peuplées, estimant que le recours à ce type d’armes fait peser un risque particulièrement important sur les civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
« Il faut s’engager contre l’utilisation des drones explosifs en zones peuplées », souligne l’ambassadeur, appelant les parties au conflit à privilégier la protection des populations et à respecter les principes du droit international humanitaire.
Pour Luc Lusumba, les conséquences de ces violences ne se limitent pas aux décès et aux blessures immédiates. Les survivants peuvent nécessiter des soins de longue durée, une réadaptation physique, un accompagnement psychologique ainsi qu’une assistance pour retrouver leur autonomie.
Il appelle ainsi les acteurs du conflit à renforcer leurs engagements en faveur de la prévention des accidents liés aux mines et aux restes explosifs de guerre, ainsi qu’à la prise en charge des victimes.
Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans l’esprit des efforts internationaux visant à réduire les souffrances causées par les mines antipersonnel et à renforcer la protection des populations civiles dans les zones affectées par les conflits.
Rédaction : Mashariki RDC


