La Mairie de Goma a annoncé, ce vendredi, une mesure stricte interdisant le morcellement des parcelles ainsi que l’occupation ou la vente de terrains d’une superficie inférieure à 3 ares. L’annonce a été faite par le maire adjoint, Désiré Ngabo Kisuba, assurant l’intérim du maire titulaire, lors d’une réunion tenue à l’Hôtel de Ville avec les commissionnaires fonciers opérant dans la capitale provinciale du Nord-Kivu.
Selon lui, toute parcelle mesurant moins de 3 ares (équivalent à 15m x 20m) est désormais prohibée en ville de Goma. Une décision motivée par le non-respect des normes urbanistiques et par les conséquences désastreuses de la prolifération des mini-parcelles.
« Les parcelles dont les dimensions sont en dessous de 3 ares sont interdites en ville de Goma », a déclaré l’autorité urbaine devant les commissionnaires.
La mairie pointe du doigt les morcellements anarchiques, responsables de la réduction abusive des parcelles, donnant naissance à un tissu urbain désordonné assimilable à un bidonville.
Désiré Ngabo Kisuba a rappelé que cette pratique est également à l’origine de nombreux incendies domestiques survenus ces dernières années, conséquence d’habitations trop rapprochées et dépourvues d’espaces de sécurité.
Le maire adjoint a précisé qu’aucun certificat ne sera délivré pour les parcelles ne respectant pas la superficie minimale exigée.
Tout morcellement désormais autorisé devra :
- obtenir un avis urbanistique préalable,
- être accompagné d’un croquis validé,
- se faire en conformité avec l’État et non à son insu.
La Mairie a également exigé que tous les commissionnaires :
- soient membres d’une structure reconnue,
- disposent d’une carte attestant leur qualité,
- soient identifiés officiellement par la mairie avant d’exercer.
Les agences et associations immobilières existantes devront former une plateforme commune dès vendredi prochain, qui fera office de syndicat du secteur.
Interrogé, Pascal Mahamba, vice-président de l’Agence Immobilière du Kivu (AIM-Kivu), a salué la décision, estimant qu’elle permettra de ramener de l’ordre dans un secteur jusque-là marqué par le désordre et l’informel.
La rédaction