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MWENGA/ POLITIQUE : Supposée marginalisation des Barega dans le Grand Kivu: une réponse fraternelle de Franco CHOBOHWA Nanganda à Barnabé MILINGANYO

Dans un esprit de respect et de fraternité, Franco Chobohwa Nanganda a tenu à répondre aux récentes déclarations de son aîné Barnabé Milinganyo au sujet d’une supposée marginalisation des Barega dans le Grand Kivu.

Tous deux fils de Mwenga, unis par une histoire commune et des valeurs partagées, il appelle à un débat apaisé, fondé sur des faits, loin des discours susceptibles de fragiliser la cohésion sociale dans une région déjà éprouvée.

Une lecture factuelle de la présence de la SAKIMA

Au cœur du débat, la question des concessions de la SAKIMA mérite, selon lui, d’être clarifiée.

Contrairement à certaines affirmations, les principales activités historiques de la société se situent dans les territoires de Masisi et Rutshuru, au Nord-Kivu. Ces zones sont majoritairement habitées par les communautés Hunde, Hutu, Tutsi et Nande, sans présence significative des Barega.

Dans le Sud-Kivu, notamment à Mwenga et Shabunda, la présence de la SAKIMA est aujourd’hui limitée, souvent réduite à d’anciennes concessions. Une réalité similaire est observée dans plusieurs territoires du Maniema, où l’exploitation minière est dominée par l’orpaillage artisanal.

Ainsi, il estime que parler d’une marginalisation spécifique des Barega par cette entreprise ne correspond pas aux faits observables sur le terrain.

La réussite au-delà des appartenances identitaires

Pour Franco Chobohwa Nanganda, la réussite sociale et professionnelle ne relève pas d’une appartenance communautaire, mais plutôt du travail, de la discipline et de l’ouverture.

Il rappelle que de nombreux Congolais issus de différentes communautés, y compris des Barega, se distinguent à l’échelle nationale et internationale, contribuant au rayonnement du pays au-delà des clivages identitaires.

Le Kivu, terre de coexistence et de solidarité

L’histoire du Kivu est marquée par des interactions constantes entre communautés : échanges commerciaux, mariages, scolarisation commune, vie religieuse et initiatives locales de paix. Ces dynamiques ont permis, pendant des décennies, de préserver un certain équilibre social malgré les tensions récurrentes.

Un rappel chargé de symboles

Dans une approche empreinte de respect, Franco Chobohwa Nanganda rappelle que Barnabé Milinganyo a grandi à Bukavu, notamment dans le quartier de Kadutu, au sein de la communauté Bashi.

Cette trajectoire personnelle illustre, selon lui, la capacité d’intégration et d’ouverture qui caractérise les sociétés du Kivu, où les identités ont longtemps coexisté sans exclusion rigide.

L’unité face aux défis majeurs

À l’heure où le Kivu fait face à de multiples défis — insécurité persistante, exploitation illicite des ressources naturelles, tensions politiques et communautaires — il estime que les discours de division risquent de détourner l’attention des véritables enjeux.
Dans cette optique, il évoque l’exemple de Vital Kamerhe, souvent cité pour ses appels à l’unité et à la cohésion entre les peuples du Grand Kivu.

Privilégier ce qui unit

En conclusion, Franco Chobohwa Nanganda insiste sur une identité commune qui transcende les appartenances :
Mwenga, le Kivu et, au-delà, la République démocratique du Congo ont besoin de vérité, de justice et d’unité, plutôt que de divisions.
Pour lui, la responsabilité des leaders locaux est claire : renforcer les liens entre les communautés et promouvoir un discours rassembleur, à la hauteur des défis actuels.

La rédaction de Mashariki RDC

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