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RDC/ SÉCURITÉ : Entre réformes courageuses et intrigues politiques: Jacquemin Shabani victime d’attaques par les détracteurs du pouvoir

La question sécuritaire en République démocratique du Congo s’impose aujourd’hui comme l’un des sujets les plus sensibles du débat public. Pourtant, au-delà des critiques visant le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo, une analyse lucide révèle une réalité plus complexe, faite d’efforts concrets, de réformes ambitieuses… mais aussi d’intrigues politiques.

En effet, il devient de plus en plus évident que Jacquemin Shabani est victime d’une manœuvre politique orchestrée en coulisses. Son engagement dans la lutte contre certains réseaux d’influence, notamment liés au camp de l’ancien président , semble avoir déclenché des résistances. Ces “mains noires” s’activent pour fragiliser son action et ternir son image, en alimentant des critiques souvent déconnectées des réalités du terrain.

Il est pourtant essentiel de replacer cette situation dans son contexte. Jacquemin Shabani dirige aujourd’hui un ministère régalien stratégique — Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières — à un moment particulièrement critique de l’histoire du pays. L’Est de la RDC reste en proie à une instabilité persistante, marquée par l’action de groupes armés, dont certains sont soutenus par le . Dans un tel contexte, ce ministère ne peut être confié qu’à un homme de confiance, capable de conjuguer fermeté, loyauté et vision.

Le parcours de Jacquemin Shabani témoigne justement de cette loyauté et de cet engagement. Proche collaborateur de feu , il a occupé des fonctions clés au sein de l’UDPS, notamment comme secrétaire général en pleine période d’opposition. Il a ensuite joué un rôle déterminant en tant que directeur de campagne de . Ce parcours politique, forgé dans l’adversité, explique en grande partie la confiance que lui accorde aujourd’hui le Chef de l’État.

À son arrivée au ministère de l’Intérieur, Jacquemin Shabani a hérité d’une situation particulièrement dégradée, marquée par des failles structurelles, un déficit logistique et une coordination insuffisante des services de sécurité. Malgré cet héritage lourd, il a engagé une série de réformes et d’actions concrètes.

Sur le plan opérationnel, l’opération Ndobo illustre cette volonté de restaurer l’autorité de l’État, avec l’interpellation de nombreux présumés criminels à travers plusieurs provinces. Sur le plan stratégique, la loi de programmation de la réforme de la Police nationale congolaise (2026-2030) prévoit une transformation en profondeur, avec le recrutement massif de nouveaux agents, la modernisation des équipements et le renforcement de la relation entre la police et la population.

Des efforts notables ont également été réalisés en matière d’infrastructures, avec la construction de nouveaux commissariats et la réhabilitation des centres de formation, ainsi qu’en matière de mobilité grâce à la dotation en véhicules pour les forces de l’ordre. À cela s’ajoute la mise en place de comités locaux de sécurité, traduisant une volonté d’impliquer les communautés dans la gestion sécuritaire.

Il est également important de rappeler que la sécurité est une responsabilité partagée. Elle dépend non seulement des forces de l’ordre, mais aussi de facteurs tels que l’éclairage public, l’état des routes, la stabilité sociale et l’aménagement du territoire. Réduire cette problématique à la seule responsabilité du ministre de l’Intérieur relève donc d’une simplification excessive.

Par ailleurs, certaines réalités historiques et politiques ne peuvent être ignorées. Dans le passé, des groupes criminels comme les kuluna ont été instrumentalisés à des fins politiques, notamment pour réprimer des militants de l’UDPS. Aujourd’hui encore, des réseaux criminels sont utilisés pour alimenter un climat d’instabilité et nourrir un discours visant à discréditer les institutions.

Un autre défi majeur réside dans la chaîne pénale. Si la police parvient à arrêter des criminels, il arrive que ces derniers soient relâchés par le système judiciaire, ce qui affaiblit considérablement les efforts sécuritaires et alimente un sentiment d’impunité.

Dans ce contexte, condamner aujourd’hui Jacquemin Shabani sans même lui accorder la possibilité de présenter sa défense relève non seulement d’une injustice, mais aussi d’une démarche contre-productive. Alors qu’il s’efforce de remettre sur les rails un secteur longtemps fragilisé, il mérite un jugement fondé sur des faits, et non sur des considérations politiques.

En définitive, la situation sécuritaire en RDC exige lucidité, responsabilité et sens de l’État. Entre réformes en cours et résistances politiques, le véritable enjeu reste la consolidation des acquis et la poursuite des efforts pour garantir durablement la sécurité des citoyens.

La rédaction de Mashariki RDC

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