NORD-KIVU/ SÉCURITÉ : Présentés comme victimes du bombardement à Masisi, 22 personnes inhumées à Goma
Les corps de 22 personnes décédées à la suite de bombardements survenus en territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, ont été inhumés jeudi 8 janvier 2026 à Nzulo, après une cérémonie d’hommage organisée au stade de l’Unité à Goma. .
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités de l’AFC/M23, des responsables administratifs locaux ainsi que de membres des familles endeuillées. Les cercueils ont été exposés afin de permettre à la population de rendre un dernier hommage aux victimes.
Prenant la parole à cette occasion, le coordonnateur politique de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a déclaré que ces obsèques visaient à honorer des civils qu’il estime victimes de bombardements menés par les forces gouvernementales. Il a affirmé que parmi les personnes décédées figureraient des enfants et des personnes âgées.
Selon Corneille Nangaa, ces bombardements auraient été menés de manière non discriminée dans plusieurs zones actuellement sous contrôle de l’AFC/M23, tant au Nord-Kivu qu’au Sud-Kivu. Il a indiqué que son mouvement considère la protection des civils comme une priorité.
De son côté, le gouverneur Bahati Musanga Erasto, s’exprimant lors de la cérémonie, a appelé la population à renforcer la coopération afin de mettre fin aux violences contre les civils. Il a évoqué la possibilité de poursuites judiciaires contre les responsables présumés de ces actes, tout en présentant ses condoléances aux familles touchées.
L’administrateur du territoire de Masisi, Emmanuel Ndizeye, a pour sa part rapporté plusieurs incidents de bombardements survenus dans son entité. Il a notamment cité une attaque datée du 2 janvier 2026, au cours de laquelle six personnes auraient perdu la vie et 41 autres auraient été blessées, à la suite de projectiles tombés sur un marché en pleine activité. Des habitations civiles auraient également été endommagées.
Selon les autorités locales présentes, Masisi est sous contrôle de l’AFC/M23 depuis janvier 2025. Elles affirment que les bombardements se sont poursuivis malgré cette situation.
À cette occasion, l’AFC/M23 a présenté un bilan des attaques attribuées à des drones et à des aéronefs militaires, faisant état de plusieurs zones civiles touchées. Ces informations n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante.
La cérémonie s’est clôturée par le dépôt de gerbes de fleurs devant les cercueils, avant le transfert des corps vers le cimetière de Nzulo pour l’inhumation.
La Rédaction


