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RDC/ POLITIQUE : Dialogue national: Tshisekedi ferme la porte à la légitimation par les armes

« Aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique »

Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo durcit le ton sur les contours du dialogue national inclusif annoncé en République démocratique du Congo. Tout en réaffirmant son ouverture à toutes les sensibilités politiques et sociales, le chef de l’État pose une ligne rouge : la prise des armes ne peut constituer un passeport pour accéder à la table des négociations ni à la légitimité politique.

« Nul ne sera exclu en raison de ses opinions, de ses critiques, de son appartenance politique, de son origine provinciale, de sa langue, de son ethnie ou de sa religion », a déclaré Félix Tshisekedi.

Mais cette ouverture, précise-t-il, ne saurait être interprétée comme une reconnaissance politique de ceux qui choisissent la voie militaire.

« Nul ne peut prétendre s’asseoir à la table de la Nation tout en prenant les armes contre elle », a-t-il ajouté.

Le président congolais insiste surtout sur la primauté du suffrage populaire. Pour lui, aucune force armée ne doit pouvoir revendiquer davantage de droits politiques au seul motif qu’elle contrôle un territoire par la force.

« Aucune arme ne conférera à son porteur un droit supérieur à celui que le suffrage reconnaît au citoyen », a martelé le chef de l’État.

Cette déclaration constitue l’un des messages les plus fermes adressés par Félix Tshisekedi dans le débat autour du dialogue national. Elle semble également répondre aux acteurs armés qui pourraient considérer les négociations comme un moyen de transformer leurs gains militaires en avantages ou en reconnaissance politiques.

Le chef de l’État maintient ainsi une équation claire : dialogue, oui ; exclusion fondée sur l’identité ou les opinions, non ; légitimation de la conquête militaire, non plus.

Alors que la RDC cherche à ouvrir une nouvelle séquence politique et à mettre fin aux crises qui secouent particulièrement l’Est du pays, le défi sera désormais de concilier inclusivité politique, exigence démocratique et recherche de paix, sans que le dialogue ne devienne un mécanisme de récompense de la violence.

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