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RDC/ POLITIQUE : Est de la RDC : Le M23/AFC, un instrument de l’agression rwandaise : Déclaration de Marius Mubalama

La guerre persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo ne relève pas d’un simple conflit interne. Pour l’analyste socio-politique Marius Mubalama, président national du Mouvement Congo des Valeurs (COVAL), il s’agit d’une agression rwandaise caractérisée, menée à travers le mouvement M23/AFC, qu’il qualifie d’« organisation politico-militaire rwandaise opérant sur le sol congolais ».

Dans une analyse rendue publique, le Mukwegiste affirme que le Rwanda ne se cache plus derrière des dénégations diplomatiques. Kigali aurait lui-même reconnu sa collaboration avec le M23/AFC. Le président rwandais Paul Kagame a notamment déclaré que Goma et Bukavu seraient sous son contrôle, ajoutant que leur reprise par le gouvernement congolais dépendrait d’abord de la résolution de problèmes internes à la RDC. Pour Marius Mubalama, ces propos constituent un aveu explicite de violation de la souveraineté congolaise.

Cette position a été renforcée par un communiqué officiel de l’ambassadrice du Rwanda, qui a confirmé l’existence d’une coopération sécuritaire entre Kigali et les rebelles présents à Goma. Une collaboration justifiée, selon les autorités rwandaises, par la nécessité d’empêcher une résurgence des violences liées au génocide de 1994. Une thèse reprise et confirmée publiquement par le coordonnateur du M23/AFC.

Pour l’analyste, ces déclarations ôtent toute ambiguïté : le M23/AFC ne défend aucune revendication congolaise et ne peut être considéré comme un mouvement national. Il s’agirait plutôt d’un outil stratégique au service d’un agenda étranger, visant à affaiblir durablement l’État congolais.
Dans ce contexte, Marius Mubalama met en garde contre toute tentative de dialogue avec des acteurs poursuivant des objectifs extérieurs. Selon lui, un tel processus ne ferait que fragiliser la cohésion nationale et ouvrir la voie à une infiltration accrue des institutions et des forces armées, un risque qu’il attribue notamment à certaines forces politiques et militaires de l’opposition favorables à ce dialogue.

Face à cette situation, l’analyste appelle à une prise de conscience collective. Il exhorte l’opposition, la majorité au pouvoir et la société civile à assumer pleinement leurs responsabilités constitutionnelles, en se référant à l’article 63, alinéa premier de la Constitution, qui impose à tout citoyen congolais le devoir de résister à toute agression extérieure.

En tant que Mukwegistes, Marius Mubalama et son mouvement formulent trois principales propositions :
L’application stricte de la résolution 2773, accompagnée de sanctions internationales contre le Rwanda ;
La tenue d’une conférence internationale sur la paix en RDC, afin de s’attaquer aux causes profondes et structurelles du conflit ;
L’organisation d’un dialogue national inclusif, centré sur les causes endogènes de la crise, dans un cadre souverain et sans complaisance envers les forces d’agression.

Pour le président du COVAL, la paix en République démocratique du Congo ne pourra être obtenue ni par le déni de l’agression extérieure, ni par des compromis avec des forces étrangères, mais par l’unité nationale, la résistance constitutionnelle et la responsabilité collective.

La rédaction de Mashariki RDC

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