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RDC/ POLITIQUE: Guerre à l’est de la RDC : À Genève, la France condamne l’offensive de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda

À Genève, la France a élevé la voix contre la persistance de l’offensive menée par l’Alliance des Forces du Changement (AFC/M23) dans l’Est de la République démocratique du Congo. Elle a dénoncé l’appui militaire que le Rwanda continue de fournir à ce mouvement rebelle, en violation flagrante du droit international.

Depuis plusieurs mois, les affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23/AFC se sont intensifiés, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ces violences ont provoqué de nouvelles vagues de déplacements, aggravant une crise humanitaire déjà préoccupante.

Les organisations internationales tirent la sonnette d’alarme : des milliers de civils vivent dans des conditions précaires, privés d’accès aux soins, à l’éducation et aux moyens de subsistance.

À la tribune de Genève, la diplomatie française a rappelé son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC. Paris a exhorté le M23 à déposer les armes et a demandé au Rwanda de cesser tout soutien militaire au mouvement rebelle.

« Seule une solution politique et diplomatique peut mettre fin durablement à cette crise », a insisté la France, en appelant au respect des processus régionaux de médiation, notamment ceux menés par la Communauté de l’Afrique de l’Est et l’Union africaine.

Du côté de Kinshasa, le gouvernement a salué la prise de position française et a réitéré ses accusations contre Kigali. Les autorités congolaises affirment que l’implication du Rwanda dans le conflit ne fait plus de doute et appellent la communauté internationale à prendre des mesures plus fermes.

Kinshasa plaide également pour un renforcement de la coopération sécuritaire et diplomatique afin de mettre fin à ce qu’elle qualifie « d’agression injuste » contre la RDC.

Alors que les combats se poursuivent sur le terrain, les regards se tournent désormais vers les instances internationales. La question reste entière : la pression diplomatique exercée par des puissances comme la France sera-t-elle suffisante pour contraindre Kigali et le M23 à mettre fin à l’escalade ?

La rédaction

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