RDC/ SOCIÉTÉ : Christian BAHATI se sent en danger: l’usine CAM Ressources au cœur d’un conflit
La Fondation Bahati Christian (FOBAC) alerte l’opinion publique sur un dossier judiciaire qui suscite de vives tensions à Likasi. Dans un communiqué publié le 5 septembre 2025, la Fondation Christian Bahati dénonce une décision du Tribunal de grande instance de Likasi qui prévoit la revente de l’usine de traitement des substances minières CAM Ressources.
Selon la FOBAC, cette décision menace non seulement les emplois de centaines de Congolais mais aussi les droits de Jonathan Mukendi, présenté comme propriétaire légal de l’entreprise.
Un conflit né en 2022
En 2022, le tribunal avait reconnu M. Mukendi comme adjudicataire de l’usine après un paiement initial de 600 000 dollars sur les 2 millions prévus pour l’achat. Une partie de cette somme avait été utilisée pour payer les agents et honorer la créance de la SOFIDE SA, désignée comme créancière privilégiée.
Peu après, des individus se présentant comme investisseurs américains avaient proposé un partenariat à M. Mukendi, en lui avançant 600 000 dollars comme garantie. Mais selon la FOBAC, ces partenaires auraient ensuite tenté à plusieurs reprises de revendre l’entreprise sans l’accord du propriétaire.
L’un des épisodes évoqués par le communiqué concerne une tentative de cession à l’entreprise dirigée par Christian Bahati. Ce dernier aurait refusé l’offre après avoir analysé le dossier, puis dénoncé publiquement les pratiques des prétendus investisseurs.
Menaces contre le président de la FOBAC
Depuis ses prises de position, le président de la FOBAC affirme vivre sous menace. Selon le communiqué, des tentatives d’intimidation et même d’assassinat auraient visé Christian Bahati. Une employée de la société Kivu Metals Group (KMG), Nadine Kabi, est citée comme ayant joué un rôle actif dans ces pressions.
La FOBAC accuse également des personnalités politiques d’intervenir dans le dossier. Un communiqué attribué au sénateur Modeste Bahati, deuxième vice-président du Sénat, contesterait l’identité du président de la FOBAC, en l’accusant d’usurper le nom de son fils. La fondation rejette ces allégations et affirme avoir entamé une action en justice pour diffamation.
Dans sa déclaration, la FOBAC appelle les autorités congolaises, en particulier le président de la République, à s’impliquer dans ce dossier afin de protéger les emplois et garantir le respect des droits du propriétaire légal.
L’organisation invite également les jeunes Congolais à rester vigilants face aux « manœuvres » qu’elle qualifie de dangereuses pour la stabilité sociale et économique de la région.
La rédaction


