RDC/ SOCIÉTÉ : Crise à la CNPR : le comité Directeur désavoué son Président Munyasubi Lutombo Bienvenue pour incompétence notoire caractérisée
La Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR) traverse une zone de fortes turbulences institutionnelles. Dans une correspondance officielle adressée au Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, les membres du Comité Directeur de la CNPR ont formellement désavoué Monsieur Munyasubi Lutombo Bienvenu, Président du Comité Directeur, l’accusant de graves dysfonctionnements dans la gestion de l’institution.
Selon cette lettre, le climat de travail au sein de la CNPR serait devenu « ostensiblement délétère » depuis plusieurs semaines, compromettant le bon fonctionnement de cet organisme stratégique chargé de la prévention et de la sécurité routière en République démocratique du Congo.
Une série de griefs lourds
Les membres du Comité Directeur reprochent notamment au Président désavoué le non-respect répété des textes réglementaires, une gestion unilatérale des décisions, ainsi qu’un déficit manifeste de leadership et de management. Ils évoquent également une opacité dans la gestion financière, marquée par le refus de présenter les plans de trésorerie au Comité Directeur et par la délocalisation du compte centralisateur de la CNPR sans autorisation.
D’autres faits graves sont cités, parmi lesquels des engagements irréguliers de personnel, des affectations jugées sélectives, la rétention des rapports administratifs et financiers des directions provinciales, ainsi qu’une lenteur administrative excessive dans le traitement des dossiers.
Le Comité Directeur dénonce aussi des interventions intempestives dans la gestion des directions provinciales, en particulier dans la province du Haut-Uélé, ainsi que la non-tenue régulière des réunions statutaires prévues par le Règlement d’Ordre Intérieur.
Un appel à l’intervention du Gouvernement
Malgré une réunion tenue précédemment sous l’autorité du Vice-Premier Ministre des Transports, les signataires affirment que Monsieur Munyasubi Lutombo Bienvenu n’aurait montré aucun signe d’amendement, aggravant au contraire la crise interne.
Face à la gravité des faits, le Comité Directeur estime que ces manquements constituent des fautes disciplinaires graves, susceptibles d’entraîner la perte du mandat du Président, conformément aux textes en vigueur.
Les membres du Comité Directeur sollicitent ainsi une intervention urgente du Gouvernement afin de « sauver la Commission Nationale de Prévention Routière », devenue, selon eux, difficilement gouvernable dans le contexte actuel.
Engagement réaffirmé pour la sécurité routière
En conclusion, les signataires réaffirment leur loyauté envers les autorités nationales et leur engagement à œuvrer avec professionnalisme pour relever les défis liés à la sécurité routière en République démocratique du Congo, un secteur crucial dans un pays confronté à de nombreux accidents de circulation.
L’attention est désormais tournée vers la réaction du Ministère des Transports, dont les décisions pourraient être déterminantes pour l’avenir de la CNPR.
La rédaction
La Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR) traverse une zone de fortes turbulences institutionnelles. Dans une correspondance officielle adressée au Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, les membres du Comité Directeur de la CNPR ont formellement désavoué Monsieur Munyasubi Lutombo Bienvenu, Président du Comité Directeur, l’accusant de graves dysfonctionnements dans la gestion de l’institution.
Selon cette lettre, le climat de travail au sein de la CNPR serait devenu « ostensiblement délétère » depuis plusieurs semaines, compromettant le bon fonctionnement de cet organisme stratégique chargé de la prévention et de la sécurité routière en République démocratique du Congo.
Une série de griefs lourds
Les membres du Comité Directeur reprochent notamment au Président désavoué le non-respect répété des textes réglementaires, une gestion unilatérale des décisions, ainsi qu’un déficit manifeste de leadership et de management. Ils évoquent également une opacité dans la gestion financière, marquée par le refus de présenter les plans de trésorerie au Comité Directeur et par la délocalisation du compte centralisateur de la CNPR sans autorisation.
D’autres faits graves sont cités, parmi lesquels des engagements irréguliers de personnel, des affectations jugées sélectives, la rétention des rapports administratifs et financiers des directions provinciales, ainsi qu’une lenteur administrative excessive dans le traitement des dossiers.
Le Comité Directeur dénonce aussi des interventions intempestives dans la gestion des directions provinciales, en particulier dans la province du Haut-Uélé, ainsi que la non-tenue régulière des réunions statutaires prévues par le Règlement d’Ordre Intérieur.
Un appel à l’intervention du Gouvernement
Malgré une réunion tenue précédemment sous l’autorité du Vice-Premier Ministre des Transports, les signataires affirment que Monsieur Munyasubi Lutombo Bienvenu n’aurait montré aucun signe d’amendement, aggravant au contraire la crise interne.
Face à la gravité des faits, le Comité Directeur estime que ces manquements constituent des fautes disciplinaires graves, susceptibles d’entraîner la perte du mandat du Président, conformément aux textes en vigueur.
Les membres du Comité Directeur sollicitent ainsi une intervention urgente du Gouvernement afin de « sauver la Commission Nationale de Prévention Routière », devenue, selon eux, difficilement gouvernable dans le contexte actuel.
Engagement réaffirmé pour la sécurité routière
En conclusion, les signataires réaffirment leur loyauté envers les autorités nationales et leur engagement à œuvrer avec professionnalisme pour relever les défis liés à la sécurité routière en République démocratique du Congo, un secteur crucial dans un pays confronté à de nombreux accidents de circulation.
L’attention est désormais tournée vers la réaction du Ministère des Transports, dont les décisions pourraient être déterminantes pour l’avenir de la CNPR.
La rédaction


