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SUD-KIVU/ SOCIÉTÉ : La Société Civile, les mouvements citoyens, exigent la réouverture sans délais et sans condition des Banques et Établissements de crédits

Réunis au cours d’un point de presse tenue dans les enceintes de l’hôtel NARD de Bukavu, la Société Civile du Sud-Kivu, les mouvements citoyens, le barzza inter-communautaire avec l’accompagnement de l’ONG Uhaki exigent au gouvernement Congolais de procéder à la réouverture sans délais et sans condition des Banques et des Établissements de crédits ainsi que la réparation des préjudices causes aux populations des zones sous contrôle de l’AFC/ M23.

En effet, dans un message de la société civile du Sud-Kivu, cette structure citoyenne proteste contre la fermeture des banques et des institutions des micro-finances, 5 mois jour pour jour après les affrontements qui avaient opposés l’AFC-M23 aux forces gouvernementales.

S’adressant au Ministre national des finances, la société civile du Sud-Kivu, les mouvements citoyens, le barzza inter-communautaire avec l’accompagnement de l’ONG Uhaki indiquent que la mesure de la fermeture des banques et autres établissements de crédits comme moyen de répondre à l’effort de guerre impact négativement l’économie du pays et affecté la vie des Congolais, surtout ceux de l’Est du pays.

Pour la société civile, la fermeture des banques dans les territoires sous contrôle de l’AFC- M23 impose aujourd’hui à plusieurs familles les conditions de vie difficile et précaire.

A cet effet, la société civile par cette occasion a attirée l’attention de l’opinion national et international sur la crise économique et financière sans précédent qui frappe actuellement la Ville de Bukavu et en particulier toute la Province du Sud-Kivu en général.

La société civile déplore par ailleurs que malgré l’absence d’attaques ciblées contre les banques et les institutions de microfinance à Bukavu, ces derniers restent jusqu’à ce jour fermées par le gouvernement congolais sans qu’aucune communication claire ni justification suffisante ne soit fournie.

La société civile constate avec regret que la fermeture des banques et institutions de microfinance décidée par le gouvernement national en guise de de répression des zones conquises par l’AFC- M23 a asphyxié le reste des activités économiques en préjudice des populations  non parti au conflit.

Pour ce faire la société civile, les mouvements citoyens, le barzza inter-communautaire avec l’accompagnement de l’ONG Uhaki fait remarquer qu’étant donné que l’article 34 de la constitution de la RDC dispose que la propriété privée et sacrée, l’état garanti le droit à la propriété individuelle ou collective acquise conformément à la loi et à la coutume, il veille aux investissements privées et étrangers, nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause  d’intérêt d’utilité publique et moyennant une justice et une préalable indemnisation octroyée dans les conditions fixées par la loi, nul ne peut faire l’objet de la saisie de ses biens qu’en vertue d’une décision de la justice.

En conséquence, la société civile et les mouvements citoyens du Sud-Kivu se demandent si cette mesure prise par le gouvernement national à savoir la fermeture des banques et autres institutions de crédits dans les zones de l’AFC- M23 s’apparente à une mise en indexe ou au gel des avoirs de la population de manière collective pour la population de ces zones occupées et sans motif valable?

Rappelant les dispositions des articles 75.3 de la loi N°22/069 du 27 Décembre 2022 et de l’article 258 du code civil Congolais, livre 3; de ce fait le gouvernement congolais et les établissements des crédits seront passibles des poursuites judiciaires pour tous les préjudices qu’ils font subir la population des zones occupées par l’AFC- M23.

Ainsi, la société civile, les mouvements citoyens et le barzza inter-communautaire avec l’accompagnement de l’ONG Uhaki disent se préserver le droit de poursuivre le gouvernement congolais pour crimes économiques et atteinte aux droits fondamentaux des populations qu’il a décidé de punir sans motif valable. A défaut, la société civile conclu que la population sera obligée de passer à d’autres actions citoyennes.

La rédaction

 


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