NORD-KIVU/ SÉCURITÉ : Washington condamne les violences à Mushaki et près d’Uvira
Les États-Unis ont condamné, vendredi 8 mai, les violences survenues à Mushaki, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, ainsi que les massacres signalés près d’Uvira, au Sud-Kivu. Dans une déclaration officielle, Washington a appelé toutes les parties impliquées dans le conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo à faire preuve de « retenue maximale » et à respecter les engagements de cessez-le-feu.
L’administration américaine a également insisté sur la nécessité de protéger les populations civiles, alors que les combats continuent de provoquer des pertes humaines et des déplacements massifs de populations dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Cette réaction intervient après des informations faisant état d’une frappe de drone à Mushaki, une localité située dans le territoire de Masisi. Plus tôt dans la journée, l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) avait accusé les forces gouvernementales congolaises d’avoir mené une attaque contre le marché de Mushaki.
Selon le mouvement rebelle, cette frappe aurait causé la mort d’au moins 20 personnes et fait plus de 57 blessés, d’après un bilan provisoire communiqué par ses responsables.
Cependant, aucune enquête indépendante n’a encore permis de déterminer avec précision l’origine du drone ayant frappé cette zone. Dans un contexte où Kinshasa et Kigali sont régulièrement accusés de recourir aux drones militaires dans les opérations menées dans l’Est de la RDC, plusieurs observateurs estiment qu’une clarification indépendante reste nécessaire afin d’établir les responsabilités.
Les violences signalées près d’Uvira ont également suscité de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale, alors que la situation sécuritaire demeure volatile dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Face à cette escalade, Washington réaffirme son appel à la désescalade et au respect du droit international humanitaire afin de préserver les civils pris dans les affrontements armés.
La rédaction de Mashariki RDC


