GOMA/ SOCIÉTÉ : Réformes annoncées pour l’enseignement supérieur par l’AFC-M23
Le représentant de l’AFC-M23 a récemment présenté un ensemble de réformes ambitieuses visant à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur dans les territoires contrôlés par le mouvement. Ces mesures touchent aussi bien la gouvernance des établissements que la qualité pédagogique et la reconnaissance internationale des diplômes.
L’AFC-M23 propose de renforcer les partenariats entre instituts supérieurs et universités afin de rendre les diplômes congolais reconnus à l’étranger. Cette mesure vise à favoriser la mobilité académique des étudiants et à améliorer l’attractivité des établissements locaux.
Le mouvement a également annoncé l’interdiction de recourir à des enseignants non qualifiés. Selon les responsables, seuls les enseignants dûment formés et reconnus pourront dispenser des cours, afin de garantir un enseignement de qualité conforme aux standards internationaux.
Une réorganisation du personnel administratif des établissements est prévue, suivant les standards de l’UNESCO. L’objectif est de renforcer la transparence, la bonne gouvernance et l’efficacité de la gestion administrative des universités et instituts supérieurs.
Pour sécuriser le financement de l’enseignement supérieur et soutenir les étudiants méritants, l’AFC-M23 annonce la création d’une Banque de l’Éducation. Celle-ci permettra de financer des bourses d’excellence et d’assurer une meilleure gestion des ressources destinées à l’éducation.
Afin de moderniser l’enseignement, le développement de la connectivité numérique et de l’enseignement à distance est prévu. Cette initiative doit permettre un accès élargi aux formations supérieures, notamment dans les zones éloignées.
Enfin, les établissements devront produire des rapports financiers, académiques et administratifs tous les six mois. Cette mesure vise à accroître la transparence et la responsabilité dans la gestion des établissements.
Ces annonces ont été accueillies avec prudence par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), qui considère certaines propositions comme des tentatives de discréditer le système éducatif national. Le gouvernement insiste sur la nécessité de concertation avec les autorités nationales pour toute réforme significative de l’enseignement supérieur.
La rédaction


