SUD-KIVU/ POLITIQUE : Arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadari : la Ligue des jeunes du PPRD Sud-Kivu hausse le ton et dénonce une atteinte à l’État de droit
La Ligue des jeunes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Fédération du Sud-Kivu, a exprimé sa vive indignation après l’interpellation du Secrétaire permanent du parti, le professeur Emmanuel Ramazani Shadari, survenue à son domicile à Kinshasa dans la nuit du 16 décembre 2025.
Dans une déclaration rendue publique, cette structure juvénile du PPRD affirme que l’arrestation du haut cadre du parti s’est déroulée dans des conditions qu’elle juge préoccupantes et contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit. Elle estime que cet acte s’inscrit dans une dynamique plus large de pressions exercées contre l’opposition politique en République démocratique du Congo.
Selon la Ligue des jeunes du PPRD Sud-Kivu, cette situation intervient après plusieurs actions perçues comme visant à restreindre l’expression politique du parti et de ses dirigeants. La jeunesse du PPRD déplore ce qu’elle qualifie de dégradation du climat politique national, marquée par des arrestations et des mesures qu’elle considère comme liberticides.
Prenant à témoin l’opinion publique nationale et internationale, la Ligue des jeunes du PPRD Sud-Kivu met en garde contre les conséquences d’un rétrécissement de l’espace démocratique, rappelant que la stabilité du pays repose sur le respect du pluralisme politique, des libertés publiques et des procédures légales prévues par la Constitution.
Dans sa déclaration, la structure exige la libération immédiate et sans condition d’Emmanuel Ramazani Shadari, ainsi que celle d’autres personnes qu’elle considère comme des prisonniers politiques, citant notamment Parole Camisello, alias “Maîtrisable”.
Tout en exprimant sa fermeté, la Ligue des jeunes du PPRD Sud-Kivu affirme son attachement aux voies légales, pacifiques et démocratiques pour la défense de la démocratie et de l’État de droit. Elle réitère sa détermination à poursuivre son combat politique dans le respect des lois de la République, tout en appelant les autorités à privilégier le dialogue politique et le respect des libertés fondamentales.
La rédaction


