Le sommet tripartite entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda sous la médiation de l’Angola n’a pas fait l’unanimité dans les chefs des congolais. Du côté de l’opposition, l’on prédit l’échec de cet accord car, le noeud du problème n’étant pas résolu depuis …2013.
Au cours des pourparlers dont il était le médiateur entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi, le Président angolais Joâo Lorenço a annoncé ce mercredi 6 juillet 2022 qu’un accord de « cessez-le-feu » a été conclu entre la RDC et le Rwanda au cœur des tensions des derniers mois de suites de la résurgence du M23 soutenus par Kigali, accuse Kinshasa.
Cependant, cette thèse ne met pas en confiance plus d’un congolais. Déjà, juste après ces pourparlers, les affrontements ont repris entre le M23 qui défend ses positions sur le sol congolais et les FARDC dans le Nord-Kivu.
Leader de l’opposition, Jerry Lubala, président national du Parti Politique Nkita estime que le problème date de près d’une décennie. Pour lui, l’accord de 2013 entre le M23 et le Gouvernement Congolais devrait être prise en compte et mis en exergue.
« Aussi longtemps que les termes de cet accord ne seront pas pris en compte, il n’y aura pas la paix à l’Est du pays. Que les mécanismes de cet accord fonctionnent en lieu et place de ces nombreux déplacements » s’est-il directement adressé au Président de la République Félix Tshisekedi, qui avait fait le déplacement au Luanda en Angola pour ces échanges avec Paul Kagame, une rencontre qui « va accoucher d’une souris » a-t-il précisé.
Pour ce leader de l’opposition, le manque de leadership de l’actuel Président congolais ne cesse de se faire montre depuis le début des différents pourparlers, passant de Nairobi à Luanda, car, malgré ces sommets entre chefs d’Etats, le Rwanda n’a toujours pas reconnu publiquement être derrière le M23, même si les preuves sont visibles.
Jerry Lubala évoque selon lui un problème interne non résolu qui se ramifie au delà des frontières. Pour celui qui tente de rétablir les relations diplomatiques en multipliant des voyages, le Président national de Nkita s’indigne du fait que malgré ces nombreux déplacements, « le pays est toujours sous embargo pendant qu’il a fait plus de 200 voyages diplomatiques soit disant qu’il ouvre le pays » argumente-t-il, avant de souligner que « c’est un problème de légitimité. Il a intérêt d’ouvrir un dialogue à l’interne afin qu’il se rende crédible dans la diplomatie » propose-t-il à l’actuel président de le République en exercice.
Blachard Pataoli
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